« LA CONFIDENCE » Akakpo Paul

Mon histoire prend son essor, survole contrée des pays et vient se poser sur un chasseur et sa femme qui résidait dans un petit village nommé Agbado. Ce chasseur demeurait dans une pauvre case située à l’entrée du village. Un jour, un beau matin, le chasseur alla à la chasse et arrivé au beau milieu de la jungle, il entendit un hurlement qui se dégageait dans un buisson d’herbe. Croyant que c’était un animal, il décrocha son fusil contre l’objet, et s’en partit pour vérifier le résultat de son fusil. Malheureusement c’était un être humain qu’il avait tué. Étonné par ceci, il narra les faits à sa femme une fois à la maison, sachant qu’il prenait un grand risque. En effet, Alougba est une bavarde qui est incapable de la fermer quand il le faut. Quand elle ne parle pas, on dirait que sa respiration se bloquait. Elle se donne un vilain plaisir à parler des autres, parfois même sans raison. Son mari le savait, et pourtant, avait décidé de lui faire confiance. Il avait des raisons de le faire, car elle ne l’avait jamais trahi. De ce côté, il était tranquille. Mais… Elle promit l’accompagner dans la forêt pour chercher le corps. Cet acte devint un secret pour eux deux, et ils se jurèrent de ne le révéler à personne. A la nuit tombée, ils allèrent prendre le cadavre et vinrent l’enterrer au beau milieu de leur case dans laquelle ils résidèrent. Et tout fut conclu en ces temps. Personne, chose curieuse, ne se rendit compte de la disparition d’un homme dans le village. Les jours passèrent, les semaines passèrent. La femme du chasseur effectua un voyage pour aller rendre visite à ses parents dans un autre village voisin. Après son départ de la maison, le chasseur alla consulter un sage du village environnant pour prendre conseil. À son arrivée, il découvrit que le sage se trouvait dans un traumatisme incurable causé par un accident terrible, mais malgré son état, il arrivait à parler. – Bonjour vieux sage.

– Oui bonjour. La bienvenue est à toi, comment vas-tu ?

– Bien, je suis venu pour vous demander une chose très capitale, mais je ne saurais pas si vous serez capable de me donner la réponse d’autant plus que votre santé est très fragile.

– Vas-y mon fils, je suis disposé à t’écouter. Et le chasseur prit la parole et raconta paisiblement sa situation de chasse qui a mal tourné et sa confiance misée sur sa femme. Quand il eût finit avec lui, il rentra chez lui dans son village à la maison et exécuta l’ordre du sage . Quatre semaines passèrent, le chasseur prit dans la maison une autre femme avec qui il se la coulait douce. À l’arrivée de sa première femme, elle était catégoriquement mécontente d’avoir une coépouse. Sans trop tarder, la femme alla dévoiler le secret au roi du village en l’informant que son mari avait tué un homme et l’avait enterré au beau milieu de leur case. Le roi ayant appris cette nouvelle blasphématoire, ordonna à ses gardes de faire venir le chasseur. À son arrivée, le roi accorda la parole à ce dernier à propos d’un supposé cadavre qu’il aurait enterré dans sa case. Très surpris, il balbutia, et très hésitant, dit avec une voix roque que ce n’est pas un être humain qu’il a enterré, mais plutôt un vulgaire mouton ; un mouton qui est le protecteur de sa maison et sa famille et même contre les animaux sauvages dans la jungle. Mais la femme insista et démontra que son mari mentait. Elle raconta toute l’histoire. Pour y voir clair dans cette situation, le roi demanda encore aux gardes d’aller vérifier si vraiment c’était un mouton que le chasseur avait réellement enterré ou un homme. En chemin, le chasseur demanda au garde de le laisser rentrer en premier à la maison, car elle était sale. Mais ils refusèrent tous. Une fois à la maison après deux heures de marches, ils découvrirent que c’était vraiment un mouton qui y était. En effet, le sage, après l’avoir écouté, lui avait conseillé d’aller déterrer le cadavre et de le remplacer par un vulgaire mouton avant l’arrivée de sa femme au cas où. Maintenant, devant le chasseur, les gardes dépêchés et autres curieux de la population, la femme était couverte de honte. Par l’aide du sage, le chasseur fut sauvé. Quant à la femme, elle subit beaucoup de châtiments pour avoir menti sur le compte de son mari. Morale de l’histoire : Quelle que soit votre situation tragique ou dramatique, n’entretenez pas des faits secrets ou confidentiels avec la femme d’autant plus qu’elle sera en mesure de dévoiler le secret un jour ou vous attendez le moins, et un secret, est un secret.

 

Akakpo Paul,

Elève en classe de 2nde A au CEG Pira dans la commune de Bantè

 

 

 




One thought on “« LA CONFIDENCE » Akakpo Paul

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Enter Captcha Here : *

Reload Image