{"id":12140,"date":"2023-12-29T10:43:17","date_gmt":"2023-12-29T10:43:17","guid":{"rendered":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?p=12140"},"modified":"2023-12-29T10:47:54","modified_gmt":"2023-12-29T10:47:54","slug":"walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes\u00a0\u00bb de Dja\u00efli Amadou Amal"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"12140\" class=\"elementor elementor-12140\" data-elementor-settings=\"[]\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-inner\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-section-wrap\">\n\t\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-27908ad7 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"27908ad7\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-row\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-2195ae4e\" data-id=\"2195ae4e\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-column-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-6a8ad76f elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"6a8ad76f\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-text-editor elementor-clearfix\">\n\t\t\t\t<!-- wp:paragraph -->\n<p>L\u2019\u00e9criture est une r\u00e9ponse \u00e0 un stimulus\u2009; et les stimuli les plus intenses sont ceux li\u00e9s \u00e0 nos douleurs accumul\u00e9es. L\u2019\u00e9criture de Dja\u00efli Amadou Amal n\u2019est qu\u2019une preuve parmi tant d\u2019autres restitutions cathartiques. Elle \u00e9crit ce qu\u2019elle et tant de femmes peules ont v\u00e9cu et dont d\u2019autres g\u00e9n\u00e9rations apr\u00e8s elle continuent d\u2019\u00eatre victimes. Avant d\u2019aborder la pr\u00e9sentation de ses romans \u00ab\u00a0<em>Walaand\u00e9<\/em>, <em>l\u2019art de partager un mari<\/em>\u00ab\u00a0et\u00a0\u00bb<em>Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes<\/em>\u00ab\u00a0<em>, <\/em>d\u00e9couvrons Dja\u00efli Amadou Amal elle-m\u00eame.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:image {\"id\":12141,\"sizeSlug\":\"full\",\"linkDestination\":\"none\"} -->\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"675\" height=\"900\" src=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12141\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal.jpg 675w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal-225x300.jpg 225w\" sizes=\"(max-width: 675px) 100vw, 675px\" \/><\/figure>\n<!-- \/wp:image -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Biographie&nbsp;<\/strong>:<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>N\u00e9e en 1975 \u00e0 Maroua, dans le d\u00e9partement de Diamar\u00e9 situ\u00e9 dans la r\u00e9gion de l\u2019Extr\u00eame-Nord du Cameroun, Dja\u00efli Amadou Amal est une femme de lettres camerounaise. Mari\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e2ge de dix-sept ans dans le cadre d\u2019un mariage forc\u00e9, ses douleurs accumul\u00e9es dans l\u2019aventure conjugale constitueront sa premi\u00e8re source d\u2019inspiration. Elle est auteure de quatre romans que sont\u00a0: <em>Walaande, l\u2019art de partager un mari<\/em> paru en 2010 \u00e0 Yaound\u00e9 aux \u00e9ditions Ifrikiya\u2009; <em>Mistiriijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes<\/em> paru en 2013 \u00e0 Yaound\u00e9, aux \u00e9ditions Ifrikiya\u2009; <em>Munyal, les larmes de la patience<\/em> (\u00e9dit\u00e9 en 2017 \u00e0 Yaound\u00e9 aux \u00e9ditions Proximit\u00e9 et r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2020 \u00e0 Paris aux \u00e9ditions Emmanuelle Collas sous le titre <em>Les Impatientes<\/em>, \u0153uvre ayant remport\u00e9 le Prix Goncourt des Lyc\u00e9ens en 2020) et <em>C\u0153ur du Sahel<\/em> paru en 2022 \u00e0 Paris aux \u00e9ditions Emmanuelle Collas.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:image {\"id\":12142,\"sizeSlug\":\"full\",\"linkDestination\":\"none\"} -->\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"800\" height=\"800\" src=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/waalande.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12142\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/waalande.jpg 800w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/waalande-300x300.jpg 300w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/waalande-150x150.jpg 150w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/waalande-768x768.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n<!-- \/wp:image -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Quatre femmes se retrouvent entass\u00e9es sous le toit d\u2019Alhadji Oumarou, un homme riche qui exerce sur elles toute la force que la soci\u00e9t\u00e9 donne \u00e0 sa masculinit\u00e9&nbsp;: le droit de disposer d\u2019elles comme bon lui semble. A\u00efssatou, la premi\u00e8re \u00e9pouse, lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e en mariage alors qu\u2019elle n\u2019avait que douze ans. Devant cette d\u00e9cision d\u2019hommes, la femme qu\u2019elle est n\u2019avait pas son mot \u00e0 dire. Elle n\u2019aimait pas Alhadji, mais elle n\u2019avait pas le choix. Se r\u00e9signant dans son mutisme, elle accepte son sort et supporte son mari dans sa pauvret\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ce que ce dernier devienne riche. Une fois riche, Alhadji Oumarou se lancera dans d\u2019autres conqu\u00eates et offrira sa couche \u00e0 des filles ayant \u00e0 peine l\u2019\u00e2ge de sa propre fille\u2009; ces derni\u00e8res n\u2019ayant toujours pas le droit de consentir ou de refuser. Une fois que les parents ont d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019elles se marieront \u00e0 tel ou tel homme, on s\u2019en fout, qu\u2019elles soient pr\u00eates ou pas pour le mariage ou qu\u2019elles aiment ou pas l\u2019homme propos\u00e9. Ainsi viendront les autres \u00e9pouses d\u2019Alhadji&nbsp;: Dja\u00efli et Nafissa, respectivement la deuxi\u00e8me et la troisi\u00e8me \u00e9pouse (quand l\u2019on fait fi des nombreuses r\u00e9pudiations intervenues avant elle) mari\u00e9es de force \u00e0 l\u2019\u00e2ge de quatorze ans. Sakina, quant \u00e0 elle, a pu aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole jusqu\u2019\u00e0 avoir un dipl\u00f4me et un emploi avant de se retrouver, \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte, dans cette jungle conjugale qu\u2019elle a elle-m\u00eame choisie par amour et non par mariage forc\u00e9. Mais, elle finira par \u00eatre rang\u00e9e dans le m\u00eame panier que toutes les autres \u00e9pouses, toutes victimes du mus\u00e8lement, de la routine et de la violence conjugale.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Tout prendra une nouvelle tournure d\u00e8s que l\u2019homme fort de la maison prendra la d\u00e9cision de mettre fin aux \u00e9tudes de trois de ses enfants et les donner en mariage. Sa fille Yasmine, d\u00e9j\u00e0 amoureuse de quelqu\u2019un d\u2019autre, ne supportera pas cette d\u00e9cision et rendra l\u2019\u00e2me quelques jours apr\u00e8s. Quant \u00e0 Moustapha, Fayza et Amadou, ils r\u00e9sistent jusqu\u2019au bout et s\u2019enfuient le jour m\u00eame de leur mariage programm\u00e9. Ajout\u00e9es \u00e0 la mort de Yasmine dont il s\u2019accuse, la d\u00e9tresse et la m\u00e9lancolie caus\u00e9es par cette fugue am\u00e8neront Alhadji \u00e0 prendre conscience du mal que lui et la soci\u00e9t\u00e9 ont toujours fait aux jeunes enfants.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:image {\"id\":12143,\"sizeSlug\":\"full\",\"linkDestination\":\"none\"} -->\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"201\" height=\"251\" src=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/mistrijo.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12143\"\/><\/figure>\n<!-- \/wp:image -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Mistiriijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Goggo A\u00efssa est accus\u00e9e d\u2019avoir mang\u00e9 l\u2019\u00e2me de Moussa, le fils souffrant d\u2019Alhadji Hamadou, l\u2019homme qui lui a accord\u00e9 l\u2019hospitalit\u00e9 depuis vingt ans d\u00e9j\u00e0, quand elle avait abandonn\u00e9 sa r\u00e9gion pour s\u2019installer \u00e0 Mbarmar\u00e9. Tout le monde y croit d\u2019autant plus que c\u2019est Moussa m\u00eame qui a prononc\u00e9 le nom de Goggo A\u00efssa, en d\u00e9lirant juste apr\u00e8s les rituels du traditionaliste Dodo. Femmes et hommes se ruent alors chez l\u2019accus\u00e9e pour la forcer \u00e0 cracher l\u2019\u00e2me de Moussa pour que ce dernier ne d\u00e9c\u00e8de pas. Tout \u00e9tonn\u00e9e de voir que ce sont ces m\u00eames personnes \u00e0 qui elle a \u00e9t\u00e9 bonne confidente, bonne conseill\u00e8re et bonne m\u00e8re durant tant d\u2019ann\u00e9es qui l\u2019accusent d\u2019avoir mang\u00e9 l\u2019\u00e2me d\u2019un enfant qu\u2019elle aime et ch\u00e9rit tant, elle ne sait quoi dire et se laisse conduire chez le chef du village. Pendant l\u2019interrogatoire, A\u00efssatou Dona ou Goggo A\u00efssa ne fait que ressasser son pass\u00e9 tumultueux.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>En effet, n\u00e9e \u00e0 May\u00eal Djabbi, A\u00efssatou Dona est l\u2019une de ces filles dont les r\u00eaves et le destin sont en guerre continuelle. Tout enfant, elle est mari\u00e9e de force \u00e0 Alhadji Sambo alors qu\u2019elle ne connaissait encore rien d\u2019une vie de couple. Entre supplice et mutisme que lui impose le <em>pulaaku<\/em>, elle accepte son destin et, au lieu de le vivre, subit le mariage jusqu\u2019\u00e0 avoir une fille qu\u2019elle consid\u00e8re comme son amour manqu\u00e9 ou la r\u00e9compense de ses douleurs. Malheureusement, elle n\u2019a pas le droit d\u2019aimer sa propre fille Kangne, ou de pleurer sa mort quelques mois plus tard\u2009; car, selon le <em>pulaaku<\/em>, un Peul ne doit pas aimer son premier-n\u00e9. Quelques mois apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de sa fille, elle perd son soi-disant mari et se voit contrainte au veuvage pour une personne qu\u2019elle n\u2019a jamais aim\u00e9e, qu\u2019elle n\u2019aurait pas \u00e9pous\u00e9e si on lui avait laiss\u00e9 le choix.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Apr\u00e8s deux autres mariages infructueux, A\u00efssatou Dona conna\u00eet son moment de gloire et devient tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre. C\u2019est \u00e0 ce moment que le commandant de cercle, un Blanc, se l\u2019approprie alors qu\u2019elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 amoureuse de Zeilany et ne voulait que de ce dernier. A\u00efssatou se fait \u00e0 sa nouvelle vie de couple d\u2019o\u00f9 na\u00eetra Philippe, unique enfant de leur union. \u00c0 cette phase de sa vie o\u00f9 elle se sent \u00e9panouie, une nouvelle impromptue viendra encore bouleverser le cours de sa vie&nbsp;: parce que les ind\u00e9pendances sont proclam\u00e9es depuis lors, son \u00e9poux, Fran\u00e7ois Courtret, se trouve oblig\u00e9 de retourner dans son pays d\u2019origine. La nostalgie et la d\u00e9raison suscit\u00e9es par cette d\u00e9cision am\u00e8nent ce dernier \u00e0 \u00eatre d\u00e9sormais violent envers son entourage, sans \u00e9pargner sa femme et son enfant. Bless\u00e9e dans son amour-propre, A\u00efssatou d\u00e9serte le foyer conjugal pour pr\u00e9server son orgueil de Peule&nbsp;: son <em>pulaaku<\/em>.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Plus tard, quand Fran\u00e7ois se rendra compte de son erreur et d\u00e9cidera de reconqu\u00e9rir sa femme, qui s\u2019y attendait fermement, il ira surprendre cette derni\u00e8re avec Zeilany, son ancien amant, dans un \u00e9tat qui lui certifie qu\u2019elle l\u2019a tromp\u00e9. D\u00e9sar\u00e7onn\u00e9, le cocu prend son enfant et retourne dans son pays d\u2019origine. Trop tard pour A\u00efssa qui, mettant de c\u00f4t\u00e9 sa rigueur de Peule, d\u00e9cide de tout arranger. Impuissante, elle passe dix ann\u00e9es dans la caserne de son \u00e9poux, esp\u00e9rant que ce dernier finira par revenir un jour avec son enfant, son unique tr\u00e9sor. Convaincue de son illusion, elle quitte alors son lieu de malheur, va loin de sa r\u00e9gion et trouve l\u2019hospitalit\u00e9 \u00e0 Mbarmar\u00e9, aupr\u00e8s d\u2019Alhadji Hamadou, p\u00e8re de Moussa.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>C\u2019est donc apr\u00e8s vingt ans de vie \u00e0 Mbarmar\u00e9 que le malheur la rattrape encore une fois. Accus\u00e9e d\u2019avoir mang\u00e9 l\u2019\u00e2me de Moussa, elle fera face \u00e0 toutes sortes de cruaut\u00e9 et d\u2019humiliations. Gr\u00e2ce au m\u00e9decin Nourouldine, on r\u00e9ussira \u00e0 soigner Moussa qui, d\u2019ailleurs, ne souffrait que d\u2019une an\u00e9mie et d\u2019une fi\u00e8vre typho\u00efde. \u00c0 la suite de ces douleurs physiques et morales encaiss\u00e9es, Goggo A\u00efssa rendra l\u2019\u00e2me quelques mois apr\u00e8s, le jour m\u00eame o\u00f9 son unique fils Philippe, d\u00e9j\u00e0 adulte, la retrouve.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>\u00c9tudes des personnages<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Dans <em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari<\/em>, les personnages sont tous en proie \u00e0 une psychose due \u00e0 leurs propres actes (en parlant des hommes) ou \u00e0 tout ce qu\u2019ils ont subi (en ce qui concerne les femmes).<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:list -->\n<ul><li><strong><u>Nafissa<\/u><\/strong>&nbsp;: Elle avait quatorze ans, quand son p\u00e8re l\u2019a donn\u00e9e en mariage \u00e0 Alhadji Oumarou pour lui t\u00e9moigner sa gratitude et en profiter pour avoir ses faveurs. Ce mariage permit donc \u00e0 ses parents d\u2019acc\u00e9der \u00e0 \u00ab\u2009une autre classe sociale\u2009\u00bb. Elle est alors oblig\u00e9e de tout supporter pour garantir l\u2019\u00e9quilibre social de ses parents.<\/li><li><strong><u>Sakina<\/u><\/strong>&nbsp;: Contrairement aux autres femmes, elle n\u2019a pas subi le mariage forc\u00e9. C\u2019est de sa propre volont\u00e9 qu\u2019elle a accept\u00e9 les avances d\u2019Alhadji Oumarou, et cela apr\u00e8s avoir fini ses \u00e9tudes et obtenu un boulot. La polygamie qu\u2019elle devra accepter r\u00e9duit un tant soit peu ses ardeurs, mais elle ne renonce pas pour autant \u00e0 son r\u00eave d\u2019\u00e9mancipation de la gent f\u00e9minine. Tout comme son p\u00e8re qui ne se soumet pas aveugl\u00e9ment \u00e0 la tradition, Sakina est l\u2019incarnation de la modernit\u00e9. Elle tient tant \u00e0 l\u2019\u00e9mancipation de la femme et contribue \u00e0 la prise de conscience de ses co\u00e9pouses (surtout Nafissa)&nbsp;et leurs enfants&nbsp;: Yasmine, Fayza et Moustapha.<\/li><li><strong><u>Yasmine, Fayza et Moustapha<\/u><\/strong>&nbsp;: Tous enfants d\u2019Alhadji Oumarou, ils incarnent la r\u00e9sistance ou l\u2019opposition aux pratiques ancestrales liberticides. \u00c0 part Yasmine qui succombe trop t\u00f4t, ils luttent jusqu\u2019au bout en s\u2019opposant \u00e0 leurs mariages pr\u00e9cocement programm\u00e9s. Leur cousin Amadou participe \u00e9galement \u00e0 la lutte.<\/li><li><strong><u>A\u00efssatou<\/u><\/strong> incarne la soumission totale. Quant \u00e0 <strong><u>Dja\u00efli<\/u><\/strong>, elle incarne l\u2019hypocrisie. Toutes deux, r\u00e9sign\u00e9es au d\u00e9part dans leur malheur de femmes marginalis\u00e9es, elles finissent par se r\u00e9volter et r\u00e9clamer leur libert\u00e9.<\/li><li>Dans <em>Mistiriidjo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes<\/em>, \u00e0 l\u2019exception de Goggo A\u00efssa, les personnages principaux sont pour la plupart superstitieux.<\/li><li><strong><u>A\u00efssatou Dona<\/u><\/strong>&nbsp;: Le cours de sa vie fait d\u2019elle une incarnation de la r\u00e9silience et une illustration du caract\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re des r\u00e9alit\u00e9s viag\u00e8res. Mari\u00e9e \u00e0 treize ans \u00e0 Alhadji Sambo, elle perd sa fille un an apr\u00e8s son mariage et devient veuve quelques mois apr\u00e8s la perte de sa fille. \u00c0 la suite de deux autres mariages infructueux, elle conna\u00eet un moment de gloire avant que le commandant Fran\u00e7ois Courtret ne l\u2019arrache \u00e0 l\u2019homme dont elle est amoureuse. L\u00e0 \u00e9galement, apr\u00e8s ses premi\u00e8res douleurs morales, elle retrouve sa gloire qui sera malheureusement de courte dur\u00e9e. Pour fuir son chapelet de malheurs, elle quitte May\u00eal Djabbi, sa r\u00e9gion natale et trouve l\u2019hospitalit\u00e9 \u00e0 Mbarmar\u00e9 o\u00f9, apr\u00e8s vingt ans de vie paisible, elle sera prise comme une sorci\u00e8re. Elle succombe au martyr moral et physique et rend l\u2019\u00e2me apr\u00e8s avoir revu son fils Philippe.<\/li><li><strong><u>Djaoura Abdou<\/u><\/strong>&nbsp;: Chef du village Mbarmar\u00e9. Il est l\u2019image du trouble constant entre l\u2019application aveugle de la tradition et sa remise en cause.Appel\u00e9 \u00e0 juger A\u00efssatou Dona et lui faire subir le traitement que la tradition r\u00e9serve aux mistiriijo, il h\u00e9site longtemps avant de c\u00e9der \u00e0 la pression des accusateurs. Il est donc la repr\u00e9sentation de tous ceux qui reconnaissent que les pratiques ancestrales m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre actualis\u00e9es, mais qui sont contraints de les appliquer, eux aussi, parce que paralys\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9.<\/li><li><strong><u>Dodo<\/u><\/strong>&nbsp;: C\u2019est le gu\u00e9risseur qui croit avoir amen\u00e9 Moussa \u00e0 d\u00e9noncer le sorcier qui le tourmente. Il est l\u2019exemple de la croyance et de la soumission aveugles aux pratiques ancestrales. Il repr\u00e9sente cette frange de la population qui renonce \u00e0 sa raison d\u00e8s que la tradition dicte sa loi&nbsp;: Maman Aiya, par exemple.<\/li><li><strong><u>Fran\u00e7ois&nbsp;Courtret<\/u><\/strong>&nbsp;: Il est l\u2019un des commandants envoy\u00e9s en Afrique (pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 May\u00eal Djabbi) au temps de la colonisation. Il s\u2019y sent mieux et n\u2019a plus envie de retourner en Gironde, sa r\u00e9gion natale, m\u00eame des ann\u00e9es apr\u00e8s les ind\u00e9pendances. Malgr\u00e9 son rang et les influences du milieu, on peut dire que, contrairement aux autochtones, il a du respect pour la gent f\u00e9minine\u2009; car, m\u00eame s\u2019il a fait amener A\u00efssatou sans demander son avis, il ne l\u2019a intimement approch\u00e9e qu\u2019apr\u00e8s l\u2019avoir mise en confiance.<\/li><\/ul>\n<!-- \/wp:list -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>\u00c9tude th\u00e9matique<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>L\u2019\u00e9criture de Dja\u00efli Amadou Amal est fortement f\u00e9ministe. Du coup, les th\u00e8mes principaux de ses \u0153uvres gravitent autour de la condition f\u00e9minine et les pesanteurs sociales et religieuses qui influencent cette condition. Elle rapporte le v\u00e9cu des femmes victimes \u00e0 la fois de leur f\u00e9minit\u00e9 et de la soci\u00e9t\u00e9, s\u2019int\u00e9ressant dans chacune de ces \u0153uvres \u00e0 un aspect et un angle d\u2019analyse particuliers de la condition f\u00e9minine.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Le mariage forc\u00e9<\/strong>&nbsp;<strong>pr\u00e9coce<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le mariage forc\u00e9 est une pratique qui consiste \u00e0 imposer un mari ou une femme \u00e0 une personne sans consid\u00e9rer son avis. \u00c0 l\u2019\u00e9tude sociocritique de ces deux romans, on remarque que Dja\u00efli Amadou Amal nous met en face d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 le mariage forc\u00e9 fait partie des normes. Dans la tradition peule, un p\u00e8re est libre de donner sa fille en mariage \u00e0 qui il veut, que ce soit juste pour r\u00e9compenser ce dernier, gagner de l\u2019estime aupr\u00e8s de lui, pour solidifier les liens ou par respect pour la hi\u00e9rarchie. D\u00e8s sa naissance, toute fille peule sait qu\u2019elle est n\u00e9e pour satisfaire et subir les fantasmes d\u2019un homme que, pourtant, elle n\u2019aime pas et qui peut parfois avoir m\u00eame l\u2019\u00e2ge de son p\u00e8re ou au-del\u00e0. Son enfance devient donc un couloir d\u2019attente pour le mariage et toute son \u00e9ducation ne se r\u00e9sume qu\u2019\u00e0 apprendre \u00e0 se faire belle pour son futur mari, apprendre \u00e0 le servir, le subir et le supporter\u2009; apprendre \u00e0 se reconna\u00eetre toujours fautive m\u00eame quand c\u2019est l\u2019homme qui a tort. \u00ab\u2009Il lui fallait rester l\u00e0 et se taire\u2009\u00bb (<em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari, <\/em>page&nbsp;37).<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Dans les deux romans, alors qu\u2019elles n\u2019avaient qu\u2019entre douze et quatorze ans, la plupart des femmes sont donn\u00e9es de force en mariage aux hommes ayant le double ou m\u00eame le triple de leurs \u00e2ges. C\u2019est le cas d\u2019A\u00efssatou qui, dans <em>Walaand\u00e9<\/em>, <em>l\u2019art de partager un mari,<\/em> \u00e0 l\u2019\u00e2ge de douze ans, a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e en mariage \u00e0 Alhadji Oumarou, \u00e2g\u00e9 de vingt-deux ans\u2009; le cas \u00e9galement de Dja\u00efli et de Nafissa donn\u00e9es en mariage \u00e0 quatorze ans au m\u00eame homme dont la fille a\u00een\u00e9e avait alors le m\u00eame \u00e2ge qu\u2019elles\u2009; sans oublier A\u00efssatou Dona, donn\u00e9e en mariage \u00e0 13&nbsp;ans au vieux Alhadji Sambo, dans <em>Mistiriijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes<\/em>.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Dans cette \u0153uvre susmentionn\u00e9e, \u00e0 travers les mariages arrang\u00e9s de Fran\u00e7ois Courtret, l\u2019auteure nous montre que, sous d\u2019autres cieux, il arrive aussi que les parents fassent un choix de conjoint \u00e0 leurs enfants, mais pas sans tenir compte de l\u2019avis de ce dernier.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le mariage forc\u00e9 va de pair avec la marginalisation de la femme, la violence conjugale et surtout la chosification de la femme. Celle-ciest consid\u00e9r\u00e9e comme la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019homme. D\u2019ailleurs, \u00ab\u2009qui \u00e9tait-elle d\u2019autre pour son p\u00e8re sinon un pion sur son \u00e9chiquier\u2009?\u2009\u00bb (<em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari, <\/em>page&nbsp;36). Et pour son \u00e9poux, elle n\u2019est qu\u2019uneesclave. \u00c0 la page&nbsp;63 de <em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari, <\/em>on peut lire ceci&nbsp;: \u00ab\u2009Le mari est celui qui commande, ton ma\u00eetre, ton seigneur tout puissant. Et s\u2019il \u00e9tait permis \u00e0 un \u00eatre humain de se prosterner devant un autre, alors, la femme devrait se prosterner devant son \u00e9poux. Depuis notre plus jeune \u00e2ge, on nous l\u2019a appris. Nous l\u2019avons assimil\u00e9, de telle sorte que nous m\u00e9prisons m\u00eame nos s\u0153urs qui osent en dire le contraire\u2009\u00bb.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Le sto\u00efcisme peul<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le sto\u00efcisme, c\u2019est le courage pour supporter la douleur ou le malheur avec une apparence d\u2019indiff\u00e9rence. Le sto\u00efcisme manifeste dans les \u0153uvres de Dja\u00efli Amadou Amal rime avec rigueur, cruaut\u00e9 et hypocrisie. Il est exig\u00e9 par le <em>pulaaku<\/em>, code de comportement social et moral des Peuls. Parce qu\u2019exig\u00e9 par la tradition, la femme peule est tenue de subir sans jamais montrer qu\u2019elle a mal\u2009; elle n\u2019en a pas le droit. Elle doit subir et se taire&nbsp;: montrer que tout va bien, alors qu\u2019au fond, tout va mal. De son c\u00f4t\u00e9, l\u2019homme peul est tenu de se montrer rigoureux envers toute femme, m\u00eame quand il a tort. Cet \u00e9tat de choses fait que les jeunes filles mari\u00e9es de force se trouvent oblig\u00e9es d\u2019accepter et de subir leur sort. Quel que soit ce que leur font leurs \u00e9poux, elles doivent rejeter le tort sur elles-m\u00eames et se taire\u2009; ces derniers ayant sur elles le droit de vie ou de mort.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Les douleurs de la femme peule commencent d\u00e8s son enfance ou m\u00eame, dirons-nous, d\u00e8s qu\u2019elle a commis le p\u00e9ch\u00e9 d\u2019\u00eatre n\u00e9e femme.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00ab\u2009Nous passons notre vie \u00e0 souffrir\u2009! Souffrir pour faire plaisir \u00e0 nos p\u00e8res, puis \u00e0 nos maris, puis \u00e0 nos enfants. Nous passons notre vie \u00e0 penser aux autres quand personne ne pense jamais \u00e0 nous. Nous passons notre vie pour les autres, car en r\u00e9alit\u00e9, nous n\u2019avons m\u00eame pas de vie\u2009\u00bb, dit A\u00efssatou \u00e0 sa fille dans <em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari <\/em>(page&nbsp;133-134)<em>.<\/em><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Ainsi en va-t-il de la vie de la femme peule. C\u2019est dans la douleur qu\u2019on la rend belle pour son futur mari (cas du tatouage de l\u00e8vres subi par A\u00efssatou dans <em>Mistiriijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes<\/em>)\u2009; c\u2019est dans la douleur qu\u2019elle rejoint le foyer conjugal (cas de toutes les mari\u00e9es forc\u00e9es dans les deux romans), c\u2019est dans la douleur qu\u2019elle \u00e9gr\u00e8ne ses jours, attendant la fin de son supplice. Tout cela, au nom du code de comportement social et moral des Peuls. C\u2019est d\u2019ailleurs ce m\u00eame code qui interdit aux parents d\u2019avoir piti\u00e9 de leurs enfants filles, et surtout leurs premiers-n\u00e9s. C\u2019est ce que justifie ce passage&nbsp;:<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>\u00ab\u2009A\u00efssatou croit que son c\u0153ur va se briser. Mais m\u00eame crier sa douleur lui est interdit.<\/em><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>Le pulaaku\u2009! Encore\u2009! Toujours\u2009! Partout\u2009!<\/em><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>Son premier enfant\u2009!<\/em><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:list -->\n<ul><li><em>On ne pleure pas son premier enfant. On ne l\u2019aime pas. On ne s\u2019en attache pas. On ne le regarde pas dans les yeux. On ne s\u2019en occupe pas<\/em>.\u2009\u00bb<em>Mistiriijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes&nbsp;p68-69<\/em><\/li><\/ul>\n<!-- \/wp:list -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Il est donc clair que la femme peule n\u2019est pas directement victime de l\u2019arrogance masculine. Les hommes et femmes peuls sont plut\u00f4t tous victimes \u00e0 la fois de la tradition, de la religion et de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Le poids de la religion, de la tradition&nbsp;et de la soci\u00e9t\u00e9<\/strong>&nbsp;:<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La religion et la tradition s\u2019associent pour dicter aux Peuls la ligne droite que doit suivre leur vie. La soci\u00e9t\u00e9, elle, elle est l\u00e0 pour veiller \u00e0 l\u2019application de ces normes prescrites par ces deux grandes instances. L\u2019\u00e9tude psychocritique des personnages de ces \u0153uvres nous permet de voir qu\u2019au fond d\u2019elle, la femme peule en veut \u00e0 sa f\u00e9minit\u00e9 et \u00e0 la tradition qui la livre aux tourments de la vie. Dans son c\u0153ur, elle souffre mais a mal de l\u2019avouer. Car, alors, on la traitera de femme sans pudeur. Par peur donc d\u2019\u00eatre lynch\u00e9e, elle encaisse les coups et case son traumatisme au fond d\u2019elle-m\u00eame. \u00ab\u2009La pudeur l\u2019emp\u00eache d\u2019avouer \u00e0 quiconque son mal\u2009\u00bb, reconna\u00eet Dja\u00efli Amadou Amal dans <em>Mistiriijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes<\/em>, page&nbsp;53.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Quant \u00e0 l\u2019homme peul, il est lui-m\u00eame victime de la tradition qui veut qu\u2019il soit sobre dans la manifestation de son amour \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la femme, qu\u2019il soit rigoureux et inflexible devant la gent f\u00e9minine. Dans <em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari<\/em>, Dja\u00efli Amal nous am\u00e8ne \u00e0 examiner la psychologie d\u2019Alhadji Oumarou, l\u2019homme tyrannique qui traite ses \u00e9pouses avec une rigueur extr\u00eame. On remarque qu\u2019il a bien envie de passer du temps avec ses femmes, rire et s\u2019amuser avec elles, mais il craint d\u2019\u00eatre mal vu par la soci\u00e9t\u00e9. Au fond d\u2019eux, les hommes peuls sont aussi g\u00ean\u00e9s d\u2019\u00eatre durs avec leurs \u00e9pouses\u2009; mais ils n\u2019ont pas le choix et ils ne peuvent pas le faire savoir&nbsp;: c\u2019est la tradition qui l\u2019exige.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Dans son monologue, dans <em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari,<\/em> Alhadji Oumarou dit, par exemple,&nbsp;\u00e0 la page&nbsp;71&nbsp;: \u00ab\u2009Pourquoi suis-je malheureux\u2009? Et pourquoi sont-elles malheureuses\u2009? \u2026Je les ai toutes bless\u00e9es par mes propos, mes violences verbales et physiques. Il est vrai qu\u2019un crime doit \u00eatre reconnu pour \u00eatre pardonn\u00e9, mais chez nous, dans nos coutumes, les hommes ne s\u2019abaissent pas devant leurs femmes. Ils ne demandent pas pardon. Elles devraient deviner que je regrette toutes ces erreurs.\u2009\u00bb<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Dans son c\u0153ur, le Peul veut bien mettre de c\u00f4t\u00e9 les pratiques qu\u2019il juge infond\u00e9es, mais la soci\u00e9t\u00e9, son juge repr\u00e9sent\u00e9 par les a\u00een\u00e9s mordus de la tradition et de la religion, est toujours l\u00e0 pour lui souligner ses \u00e9carts. \u00ab\u2009Le respect des a\u00een\u00e9s est non seulement une r\u00e8gle de Pulaaku, mais aussi une sunna du proph\u00e8te Mohammed, Paix et B\u00e9n\u00e9diction d\u2019Allah soient sur lui. Ton oncle t\u2019a donn\u00e9 sa fille, et \u00e0 moins de lui faire un affront \u00e9norme, il ne t\u2019est pas possible de refuser\u2009\u00bb, dit Alhadji Oumarou dans <em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari, \u00e0 la page&nbsp;97<\/em>. Oumarou a pourtant envie de laisser ses enfants continuer les \u00e9tudes, mais il se trouve oblig\u00e9 de les marier, parce que cette d\u00e9cision vient de ses a\u00een\u00e9s.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Cette hypocrisie r\u00e8gne \u00e9galement au sein des femmes peules. Pour elles, cependant, c\u2019est une hypocrisie dans la douleur. Pour avoir subi dans leur enfance ce que leurs \u00e9poux s\u2019appr\u00eatent \u00e0 faire subir aux filles n\u00e9es de leurs unions, bien que troubl\u00e9es, elles cachent leur douleur au fond d\u2019elles et affichent une image qui ne rime pas avec le fond de leur c\u0153ur de femmes sacrifi\u00e9es. Pour elles, c\u2019est en raison de leur impuissance qu\u2019elles le font&nbsp;: elles le font pour ne pas se faire r\u00e9pudier et aussi pour tuer les appr\u00e9hensions chez leurs enfants filles.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>La r\u00e9volte<\/strong>&nbsp;:<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La r\u00e9volte est synonyme de soul\u00e8vement contre un ordre \u00e9tabli. Ici, il s\u2019agira d\u2019une r\u00e9volte contre l\u2019ensemble des pratiques peules qui \u00e9touffent les jeunes et les emp\u00eachent d\u2019atteindre leurs objectifs de vie qu\u2019ils s\u2019imaginent d\u00e8s leur \u00e2ge d\u2019innocence. Dans <em>Mistiriijo<\/em>, la r\u00e9volte commence d\u2019abord par la rupture avec l\u2019hypocrisie collective. Alors que les m\u00e8res, au nom du <em>pulaaku<\/em>, restent souvent impassibles en apparence devant la douleur de leurs enfants filles, la m\u00e8re d\u2019A\u00efssatou ne demandera pas \u00e0 A\u00efssatou o\u00f9 est sa pudeur lorsque, apr\u00e8s la perte de la fille de cette derni\u00e8re, qu\u2019elle ne doit pas pleurer selon le <em>pulaaku<\/em>, A\u00efssatou Dona se met \u00e0 pleurer. Au contraire, sa m\u00e8re lui dit&nbsp;: \u00ab\u2009Pleure, A\u00efssatou Dona\u2009! Oublie la retenue, oublie le pulaaku\u2026 Ne te retiens plus, nous sommes seules. Pleure ou tu deviendras folle. Pleure, A\u00efssatou Dona. Pleure ton enfant, ma fille\u2009!\u2009\u00bb (<em>Mistiriijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes<\/em>, p70).<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>De m\u00eame, dans <em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari<\/em>, fatigu\u00e9es de souffrir en silence, les quatre \u00e9pouses d\u2019Alhadji Oumarou oseront un jour lui dire tout haut ce qu\u2019elles ont toujours pens\u00e9 tout bas. Elles se r\u00e9voltent contre le sort qu\u2019on leur a r\u00e9serv\u00e9 et en profitent pour r\u00e9clamer leur libert\u00e9&nbsp;: leur r\u00e9pudiation. L\u2019extrait suivant illustre parfaitement cette d\u00e9cision d\u2019en finir une fois pour de bon&nbsp;:<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00ab\u2009Pour la premi\u00e8re fois en trente ans, A\u00efssatou se tint debout face \u00e0 son \u00e9poux et le regarda les yeux brillant de col\u00e8re. Pour la premi\u00e8re fois, elle se dressa, sans un geste de soumission, sans baisser le ton, exprimant enfin ce qu\u2019elle ressentait.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:list -->\n<ul><li>Cette fois, tu vas m\u2019\u00e9couter, car j\u2019en ai marre de tes b\u00eatises. J\u2019ai toujours tout support\u00e9 en silence. Tes mariages, tes r\u00e9pudiations, tes ordres. Tu d\u00e9truis tout sur ton passage, tu te prends pour Allah\u2009? \u2026 Tu r\u00e9pudies Dja\u00efli parce qu\u2019elle a dit tout haut ce que nous tous, m\u00eame toi, pensons tout bas\u2009? D\u2019accord, r\u00e9pudie-moi aussi.\u2009\u00bb (P141)<\/li><\/ul>\n<!-- \/wp:list -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Si on en vient \u00e0 cette soif de libert\u00e9, c\u2019est parce que Dja\u00efliAmadou Amal a d\u00e9j\u00e0 plant\u00e9 le d\u00e9cor un peu plus loin. L\u2019arme qu\u2019elle propose pour en venir \u00e0 bout, c\u2019est la scolarisation, qui va de pair avec l\u2019adoption de la modernit\u00e9. On remarque ais\u00e9ment, dans <em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari,<\/em> que ce sont ceux qui sont all\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cole qui ont eu en premier l\u2019envie de mettre fin aux pratiques r\u00e9trogrades. D\u2019abord Sakina, ensuite Moustapha, Fayza et Amadou, ces jeunes contraints au mariage. L\u2019\u00e9cole leur ayant ouvert les yeux, ils d\u00e9cident de renoncer \u00e0 la routine. \u00ab\u2009Tout ce que nous d\u00e9sirons, c\u2019est d\u2019avoir le droit de mener notre vie comme nous l\u2019entendons\u2009\u00bb, r\u00e9clament-ils (<em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari<\/em>, p&nbsp;88). D\u00e9cid\u00e9s, ces jeunes m\u00e8nent leur r\u00e9sistance jusqu\u2019au bout. Le jour m\u00eame o\u00f9 doivent avoir lieu leurs mariages d\u00e9j\u00e0 programm\u00e9s sans leur avis, donc le jour m\u00eame o\u00f9 la tradition va s\u2019accomplir, ils s\u2019enfuient et abandonnent la tradition \u00e0 ceux qui s\u2019y accrochent\u2009; car leur r\u00eave le plus cher, c\u2019est la poursuite de leurs \u00e9tudes. Cette fugue symbolise donc la rupture avec la tradition et l\u2019adoption de nouvelles mani\u00e8res de faire et de penser.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Dans Mistiriijo \u00e9galement, il a fallu l\u2019intervention d\u2019un intellectuel pour que les villageois prennent conscience de leur ignorance et des limites de leur croyance aveugle.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le th\u00e8me de la r\u00e9volte aboutit, dans les deux \u0153uvres, \u00e0 une prise de conscience collective. Certes, avant d\u2019avoir agi, les rares Peuls scolaris\u00e9s avaient d\u00e9j\u00e0 pris conscience de leurs \u00e9tats de fantoches vis-\u00e0-vis de la tradition, la religion et la soci\u00e9t\u00e9\u2009; mais cette prise de conscience n\u2019a \u00e9t\u00e9, \u00e0 l\u2019entame, que le fait d\u2019un groupuscule fragile par le nombre et par le statut&nbsp;: juste quelques femmes et enfants. Cependant, leur pers\u00e9v\u00e9rance a amen\u00e9 \u00e0 la raison un grand nombre de personnes aussi fortes par leurs statuts \u00e0 prendre conscience du carcan qui les enclave. Dans <em>Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari<\/em>, Alhadji Oumarouavait accept\u00e9 le mariage de ses enfants juste pourne pas d\u00e9sob\u00e9ir aux a\u00een\u00e9s. Mais, apr\u00e8s la fugue des enfants, ce sont ces m\u00eames a\u00een\u00e9s qui finiront par admettre que le monde a \u00e9volu\u00e9 et qu\u2019il fallait s\u2019adapter au temps. \u00ab\u2009Quand je me suis mis en col\u00e8re, exigeant une femme pour s\u2019occuper de mon \u00e9pouse, le directeur de l\u2019h\u00f4pital en col\u00e8re me posa une question \u00e0 laquelle je n\u2019arr\u00eate pas de penser depuis, et je vous jure mes fr\u00e8res que cela va changer ma vie\u2026&nbsp;: Et si tout le monde refusait d\u2019envoyer ses filles \u00e0 l\u2019\u00e9cole comme vous, o\u00f9 trouverez-vous ces m\u00e9decins dames pour s\u2019occuper de vos \u00e9pouses\u2009?\u2009\u00bb, dit Alhadji Daouda pour montrer combien il est important que les choses changent.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>De m\u00eame, dans <em>Mistiriijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes<\/em>, on remarque un assagissement dans le rang des vieux du village apr\u00e8s que Nourouldine, le m\u00e9decin, a pu sauver Moussa et a convaincu tout le monde que A\u00efssatou n\u2019avait pas mang\u00e9 l\u2019\u00e2me de celui-ci et que ce dernier souffrait plut\u00f4t d\u2019une an\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re doubl\u00e9e d\u2019une fi\u00e8vre typho\u00efde. La prise de conscience, \u00e0 ce niveau, s\u2019arrime avec une remise en cause de l\u2019application cat\u00e9gorique de la tradition.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Style de l\u2019auteure<\/strong>\u00a0<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Dja\u00efli Amadou Amal \u00e9crit dans un style tr\u00e8s simple et accessible au grand public. Elle pr\u00e9f\u00e8re les phrases simples et une syntaxe fluide. Son style est tr\u00e8s digeste et tr\u00e8s po\u00e9tique par endroit. Peut-\u00eatre parce que, dans ses \u0153uvres, elle aborde la pudeur, elle \u00e9crit aussi avec pudeur, cherchant souvent des m\u00e9taphores pour dire ce qui a trait au sexe et \u00e9vitant de d\u00e9crire les sc\u00e8nes d\u2019obsc\u00e9nit\u00e9.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:image {\"id\":12144,\"sizeSlug\":\"full\",\"linkDestination\":\"none\"} -->\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"720\" height=\"766\" src=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Theophile-sewanou.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12144\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Theophile-sewanou.jpg 720w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Theophile-sewanou-282x300.jpg 282w\" sizes=\"(max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><\/figure>\n<!-- \/wp:image -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Th\u00e9ophile S\u00e8wanou, L\u2019Art et l\u2019Excellence.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>B\u00e9ninois&nbsp;; \u00e9crivain et auteur de trois \u0153uvres, critique litt\u00e9raire, animateur culturel, correcteur professionnel\u2026<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>T\u00e9l.&nbsp;: +229 96\u2009746339\u2009; (Appel et WhatsApp)<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Mail&nbsp;: <a href=\"mailto:sewanout9@gmail.com\">sewanout9@gmail.com<\/a><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9criture est une r\u00e9ponse \u00e0 un stimulus\u2009; et les stimuli les plus intenses sont ceux li\u00e9s \u00e0 nos douleurs accumul\u00e9es. L\u2019\u00e9criture de Dja\u00efli Amadou Amal n\u2019est qu\u2019une preuve parmi tant d\u2019autres restitutions cathartiques. Elle \u00e9crit ce qu\u2019elle et tant de femmes peules ont v\u00e9cu et dont d\u2019autres g\u00e9n\u00e9rations apr\u00e8s elle continuent d\u2019\u00eatre victimes. Avant d\u2019aborder [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[10],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v19.0 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>&quot;Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari&quot; et &quot;Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes&quot; de Dja\u00efli Amadou Amal - Biscottes Litt\u00e9raires<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"&quot;Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari&quot; et &quot;Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes&quot; de Dja\u00efli Amadou Amal - Biscottes Litt\u00e9raires\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L\u2019\u00e9criture est une r\u00e9ponse \u00e0 un stimulus\u2009; et les stimuli les plus intenses sont ceux li\u00e9s \u00e0 nos douleurs accumul\u00e9es. L\u2019\u00e9criture de Dja\u00efli Amadou Amal n\u2019est qu\u2019une preuve parmi tant d\u2019autres restitutions cathartiques. Elle \u00e9crit ce qu\u2019elle et tant de femmes peules ont v\u00e9cu et dont d\u2019autres g\u00e9n\u00e9rations apr\u00e8s elle continuent d\u2019\u00eatre victimes. Avant d\u2019aborder [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Biscottes Litt\u00e9raires\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/facebook.com\/biscotteslitterairesbenin\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2023-12-29T10:43:17+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2023-12-29T10:47:54+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal.jpg\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"biscotteslitteraires\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"24 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization\",\"name\":\"Biscottes Litt\u00e9raires\",\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/\",\"sameAs\":[\"https:\/\/facebook.com\/biscotteslitterairesbenin\"],\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/logo\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/cropped-LOGO-BL-e1630101307137.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/cropped-LOGO-BL-e1630101307137.jpg\",\"width\":960,\"height\":960,\"caption\":\"Biscottes Litt\u00e9raires\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/logo\/image\/\"}},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#website\",\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/\",\"name\":\"Biscottes Litt\u00e9raires\",\"description\":\"Ici nous voyagerons dans les lignes, explorerons les interlignes.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":\"required name=search_term_string\"}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal.jpg\",\"width\":675,\"height\":900},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#webpage\",\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/\",\"name\":\"\\\"Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari\\\" et \\\"Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes\\\" de Dja\u00efli Amadou Amal - Biscottes Litt\u00e9raires\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#primaryimage\"},\"datePublished\":\"2023-12-29T10:43:17+00:00\",\"dateModified\":\"2023-12-29T10:47:54+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"\u00ab\u00a0Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes\u00a0\u00bb de Dja\u00efli Amadou Amal\"}]},{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#webpage\"},\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/a7786cb98c76c568669b36d299731946\"},\"headline\":\"\u00ab\u00a0Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes\u00a0\u00bb de Dja\u00efli Amadou Amal\",\"datePublished\":\"2023-12-29T10:43:17+00:00\",\"dateModified\":\"2023-12-29T10:47:54+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#webpage\"},\"wordCount\":5072,\"commentCount\":0,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal.jpg\",\"articleSection\":[\"lupourvous\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/a7786cb98c76c568669b36d299731946\",\"name\":\"biscotteslitteraires\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94320ea752b93453cb48b1b2d71ada12?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94320ea752b93453cb48b1b2d71ada12?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"biscotteslitteraires\"},\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/author\/admin\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"\"Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari\" et \"Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes\" de Dja\u00efli Amadou Amal - Biscottes Litt\u00e9raires","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"\"Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari\" et \"Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes\" de Dja\u00efli Amadou Amal - Biscottes Litt\u00e9raires","og_description":"L\u2019\u00e9criture est une r\u00e9ponse \u00e0 un stimulus\u2009; et les stimuli les plus intenses sont ceux li\u00e9s \u00e0 nos douleurs accumul\u00e9es. L\u2019\u00e9criture de Dja\u00efli Amadou Amal n\u2019est qu\u2019une preuve parmi tant d\u2019autres restitutions cathartiques. Elle \u00e9crit ce qu\u2019elle et tant de femmes peules ont v\u00e9cu et dont d\u2019autres g\u00e9n\u00e9rations apr\u00e8s elle continuent d\u2019\u00eatre victimes. Avant d\u2019aborder [&hellip;]","og_url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/","og_site_name":"Biscottes Litt\u00e9raires","article_publisher":"https:\/\/facebook.com\/biscotteslitterairesbenin","article_published_time":"2023-12-29T10:43:17+00:00","article_modified_time":"2023-12-29T10:47:54+00:00","og_image":[{"url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal.jpg"}],"twitter_card":"summary","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"biscotteslitteraires","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"24 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization","name":"Biscottes Litt\u00e9raires","url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/","sameAs":["https:\/\/facebook.com\/biscotteslitterairesbenin"],"logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/cropped-LOGO-BL-e1630101307137.jpg","contentUrl":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/cropped-LOGO-BL-e1630101307137.jpg","width":960,"height":960,"caption":"Biscottes Litt\u00e9raires"},"image":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#website","url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/","name":"Biscottes Litt\u00e9raires","description":"Ici nous voyagerons dans les lignes, explorerons les interlignes.","publisher":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?s={search_term_string}"},"query-input":"required name=search_term_string"}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#primaryimage","url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal.jpg","contentUrl":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal.jpg","width":675,"height":900},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#webpage","url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/","name":"\"Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari\" et \"Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes\" de Dja\u00efli Amadou Amal - Biscottes Litt\u00e9raires","isPartOf":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#primaryimage"},"datePublished":"2023-12-29T10:43:17+00:00","dateModified":"2023-12-29T10:47:54+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"\u00ab\u00a0Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes\u00a0\u00bb de Dja\u00efli Amadou Amal"}]},{"@type":"Article","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#webpage"},"author":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/a7786cb98c76c568669b36d299731946"},"headline":"\u00ab\u00a0Walaand\u00e9, l\u2019art de partager un mari\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Mistirijo, la mangeuse d\u2019\u00e2mes\u00a0\u00bb de Dja\u00efli Amadou Amal","datePublished":"2023-12-29T10:43:17+00:00","dateModified":"2023-12-29T10:47:54+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#webpage"},"wordCount":5072,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Amadou-Amal.jpg","articleSection":["lupourvous"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/walaande-lart-de-partager-un-mari-et-mistirijo-la-mangeuse-dames-de-djaili-amadou-amal\/#respond"]}]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/a7786cb98c76c568669b36d299731946","name":"biscotteslitteraires","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94320ea752b93453cb48b1b2d71ada12?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94320ea752b93453cb48b1b2d71ada12?s=96&d=mm&r=g","caption":"biscotteslitteraires"},"url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/author\/admin\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12140"}],"collection":[{"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12140"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12140\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12151,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12140\/revisions\/12151"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12140"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12140"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12140"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}