{"id":12635,"date":"2026-03-23T15:19:41","date_gmt":"2026-03-23T15:19:41","guid":{"rendered":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?p=12635"},"modified":"2026-03-23T15:21:26","modified_gmt":"2026-03-23T15:21:26","slug":"une-ville-comme-on-nen-ecrit-pas-assez","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/une-ville-comme-on-nen-ecrit-pas-assez\/","title":{"rendered":"Une ville comme on n&rsquo;en \u00e9crit pas assez"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"12635\" class=\"elementor elementor-12635\" data-elementor-settings=\"[]\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-inner\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-section-wrap\">\n\t\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2d41bf2b elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"2d41bf2b\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-row\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-4bf5c552\" data-id=\"4bf5c552\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-column-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-6e016374 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"6e016374\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-text-editor elementor-clearfix\">\n\t\t\t\t<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong><em>Avec Mbalmayo, Terre de Gr\u00e2ces, publi\u00e9 aux \u00c9ditions Pers\u00e9e en 2018, Marthe-C\u00e9cile Micca, auteure originaire de Mbalmayo dans la r\u00e9gion du Centre au Cameroun, signe un livre qui r\u00e9siste aux \u00e9tiquettes. Ni roman au sens strict, ni simple t\u00e9moignage, cette \u0153uvre de la diaspora camerounaise construit patiemment ce que la litt\u00e9rature africaine r\u00e9ussit rarement \u00e0 hauteur d&rsquo;une ville de r\u00e9gion : rendre une m\u00e9moire collective \u00e0 ses h\u00e9ritiers, sans nostalgie convenue ni distance condescendante<\/em><\/strong><em>.<\/em><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:image {\"id\":12636,\"sizeSlug\":\"full\",\"linkDestination\":\"none\"} -->\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"701\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/81CnZ1kVjQL._AC_UF10001000_QL80_FMwebp_0.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-12636\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/81CnZ1kVjQL._AC_UF10001000_QL80_FMwebp_0.webp 701w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/81CnZ1kVjQL._AC_UF10001000_QL80_FMwebp_0-210x300.webp 210w\" sizes=\"(max-width: 701px) 100vw, 701px\" \/><\/figure>\n<!-- \/wp:image -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Ni tout \u00e0 fait roman, ni tout \u00e0 fait chronique\u2026<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Marthe-C\u00e9cile Micca annonce la couleur d\u00e8s la page de titre. <em>Mbalmayo, Terre de Gr\u00e2ces<\/em> se pr\u00e9sente comme un roman. Mais sit\u00f4t qu&rsquo;on entre dans le livre, la convention vacille. Ce que l&rsquo;auteure a \u00e9crit est moins un roman au sens classique qu&rsquo;une \u0153uvre hybride et inclassable, un essai lyrique doubl\u00e9 d&rsquo;un livre de m\u00e9moire, un portrait de ville autant qu&rsquo;une autobiographie fragment\u00e9e, une qu\u00eate des origines men\u00e9e avec la sensibilit\u00e9 d&rsquo;une fille de Mbalmayo, nkol-metet pr\u00e9cis\u00e9ment, qui regarde son pays natal depuis \u00ab&nbsp;l&rsquo;exil suisse&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Ce flottement g\u00e9n\u00e9rique n&rsquo;est pas une faiblesse en soi. Il renvoie \u00e0 une tradition africaine et antillaise dans laquelle la fronti\u00e8re entre le r\u00e9cit personnel, la chronique historique et la fiction est poreuse, revendiqu\u00e9e. On pense \u00e0 <em>L&rsquo;Enfant Noir<\/em> de Camara Laye, ce livre que ses premiers lecteurs ne savaient pas davantage classer, et dans lequel la tendresse pour le monde de l&rsquo;enfance forge une identit\u00e9 narrative plus puissante qu&rsquo;un roman construit. On pense aussi, sur un autre continent, \u00e0 Annie Ernaux dans <em>Les Ann\u00e9es<\/em>, qui tentait elle aussi de sauver une \u00e9poque et un milieu de l&rsquo;oubli en convoquant la m\u00e9moire collective \u00e0 travers le prisme du singulier. Micca s&rsquo;inscrit dans cette veine, \u00e0 sa fa\u00e7on et \u00e0 son \u00e9chelle. Mbalmayo n&rsquo;est pas le cadre de son livre, elle en est le personnage principal.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>L&rsquo;auteure ouvre son texte par un prologue d&rsquo;une rare beaut\u00e9. La ville est convoqu\u00e9e comme on \u00e9voque une m\u00e8re absente, avec la pr\u00e9cision des sens, la m\u00e9moire des odeurs, la topographie int\u00e9rieure d&rsquo;une enfance heureuse. <em>\u00ab Le bruit de son sol bat au m\u00eame rythme que mon c\u0153ur \u00bb<\/em>, \u00e9crit-elle. Ce registre lyrique, intime et visc\u00e9ral, est sans doute la zone la plus aboutie du livre. Il \u00e9tablit d&#8217;embl\u00e9e une relation \u00e9motionnelle entre le lecteur et Mbalmayo qui transcende le simple portrait documentaire.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:image {\"id\":12638,\"sizeSlug\":\"large\",\"linkDestination\":\"none\"} -->\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"819\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0053-819x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12638\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0053-819x1024.jpg 819w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0053-240x300.jpg 240w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0053-768x960.jpg 768w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0053-1229x1536.jpg 1229w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0053.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 819px) 100vw, 819px\" \/><\/figure>\n<!-- \/wp:image -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>\u00c0 qui appartient la m\u00e9moire d&rsquo;une ville ?<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Sociologiquement, le livre est une \u0153uvre de reconstruction identitaire. Micca appartient \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration de Camerounais de la diaspora pour qui l&rsquo;\u00e9criture devient le lieu de restauration d&rsquo;une appartenance menac\u00e9e par l&rsquo;exil et l\u2019ailleurs. La ville y est d\u00e9crite avec un soin ethnographique remarquable, ses quartiers, ses soci\u00e9t\u00e9s foresti\u00e8res, ses march\u00e9s, ses mosqu\u00e9es et ses chorales presbyt\u00e9riennes, ses flux migratoires int\u00e9rieurs. Les Bamil\u00e9k\u00e9s install\u00e9s depuis des d\u00e9cennies, les Haoussas, les Europ\u00e9ens mari\u00e9s au pays \u2014 ce tableau dessine une ville plurielle, vivante, bien loin du village fig\u00e9 que les discours nostalgiques fabriquent souvent. On ne peut s&#8217;emp\u00eacher de penser, en lisant ces pages sur la cohabitation et le brassage humain, \u00e0 ce que le Cameroun traverse depuis plusieurs ann\u00e9es dans ses r\u00e9gions anglophones, o\u00f9 pr\u00e9cis\u00e9ment cette capacit\u00e9 \u00e0 vivre ensemble a \u00e9t\u00e9 mise \u00e0 rude \u00e9preuve. Mbalmayo, dans le livre de Micca, fait figure de contre-mod\u00e8le silencieux, un espace o\u00f9 la diversit\u00e9 a trouv\u00e9 ses \u00e9quilibres naturels.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La galerie des figures historiques est l&rsquo;une des sections les plus int\u00e9ressantes du livre. Mgr Paul Etoga, l&rsquo;Abb\u00e9 Anya Noa, le Maire Zang Mba Ob\u00e9l\u00e9 Dieudonn\u00e9 \u2014 ces portraits constituent une micro-histoire locale qui accomplit un travail pr\u00e9cieux de m\u00e9moire collective, \u00e0 l&rsquo;heure o\u00f9 cette m\u00e9moire se fragmente ou se perd. Mais c&rsquo;est la figure de Mongo Beti qui irrigue tout le texte de sa pr\u00e9sence tut\u00e9laire. En citant <em>Ville Cruelle<\/em> d\u00e8s les premi\u00e8res pages, Micca inscrit son propre livre dans une filiation litt\u00e9raire explicite. L\u00e0 o\u00f9 Beti d\u00e9non\u00e7ait les violences coloniales avec le verbe ravageur qu&rsquo;on lui conna\u00eet, elle convoque la nostalgie et la gratitude. Les deux regards sont compl\u00e9mentaires et forment ensemble une image plus compl\u00e8te de Mbalmayo \u00e0 travers le temps.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Ce que la ville fait aux femmes<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>C&rsquo;est dans les sections \u00e9pistolaires que le livre r\u00e9v\u00e8le ses ambitions les plus f\u00e9condes sur le plan du genre et de l&rsquo;inclusion. La <em>\u00ab Lettre \u00e0 mon amie Carole \u00bb<\/em> est sans doute le passage le plus fort et le plus courageux du livre. Micca s&rsquo;adresse \u00e0 une jeune femme venue du Nord pour \u00e9tudier, qui s&rsquo;est retrouv\u00e9e \u00e0 travailler dans la rue, nourrisson au bras, appuy\u00e9e contre le mur d&rsquo;un bar. La voix narratrice ne condamne pas, ne moralise pas. Elle interroge avec une tendresse lucide qui rappelle par moments la pudeur \u00e9pistolaire de Mariama B\u00e2 dans <em>Une si longue lettre<\/em>. Ce que Micca saisit ici, sans en faire explicitement une d\u00e9monstration sociologique, c&rsquo;est le m\u00e9canisme de la pr\u00e9carit\u00e9 f\u00e9minine dans une ville africaine en mutation. La jeune femme sans filet, l&rsquo;abandon des \u00e9tudes, la maternit\u00e9 pr\u00e9coce comme point de bascule, la d\u00e9rive progressive qui se passe sous les yeux d&rsquo;une communaut\u00e9 qui regarde sans voir.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Ce moment du livre r\u00e9sonne d&rsquo;une fa\u00e7on particuli\u00e8re dans le contexte africain d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, o\u00f9 les f\u00e9minicides et les violences faites aux femmes ont fait irruption dans le d\u00e9bat public avec une brutalit\u00e9 nouvelle. Toni Morrison \u00e9crivait que les morts non nomm\u00e9s finissent par hanter les vivants. Les femmes que le livre de Micca effleure, Carole et les autres, sont ces pr\u00e9sences que la soci\u00e9t\u00e9 camerounaiuse pr\u00e9f\u00e8re ne pas nommer, et dont l&rsquo;auteure refuse obstin\u00e9ment l&rsquo;oubli.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Le passage ouvre une r\u00e9flexion sur ce que la gouvernance inclusive d&rsquo;une ville devrait \u00eatre en pratique, une ville qui prot\u00e8ge r\u00e9ellement ses femmes, pas seulement dans les discours officiels mais dans les structures concr\u00e8tes d&rsquo;accompagnement, d&rsquo;\u00e9ducation et de protection sociale. La question reste en suspens dans le texte, non r\u00e9solue, ce qui lui conf\u00e8re une honn\u00eatet\u00e9 certaine.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:image {\"id\":12639,\"sizeSlug\":\"large\",\"linkDestination\":\"none\"} -->\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"819\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0052-1-819x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12639\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0052-1-819x1024.jpg 819w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0052-1-240x300.jpg 240w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0052-1-768x960.jpg 768w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0052-1-1229x1536.jpg 1229w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG-20260321-WA0052-1.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 819px) 100vw, 819px\" \/><\/figure>\n<!-- \/wp:image -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Ce que le livre n&rsquo;a pas encore os\u00e9<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Parler avec sinc\u00e9rit\u00e9 des limites d&rsquo;une \u0153uvre habit\u00e9e, c&rsquo;est aussi lui rendre hommage. C&rsquo;est reconna\u00eetre qu&rsquo;elle porte en elle davantage que ce qu&rsquo;elle a pour l&rsquo;instant d\u00e9ploy\u00e9.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>La premi\u00e8re question que pose ce livre est celle de son \u00e9tiquette. En se pr\u00e9sentant comme roman, <em>Mbalmayo, Terre de Gr\u00e2ces<\/em> prend un risque qu&rsquo;il ne tient pas toujours. Un roman implique une tension narrative, des personnages en mouvement, une architecture dramatique qui fait avancer le lecteur vers quelque chose d&rsquo;inconnu. Or ce livre ne fonctionne pas ainsi. Il s&rsquo;organise par strates successives, portraits, lettres, descriptions g\u00e9ographiques, souvenirs d&rsquo;enfance, chacun autonome, chacun sinc\u00e8re, mais sans que l&rsquo;ensemble ne construise une progression ressentie. Carole, Constance, le camarade Serge \u2014 ces figures surgissent avec une v\u00e9rit\u00e9 humaine imm\u00e9diate, puis disparaissent sans avoir eu le temps d&rsquo;exister pleinement. Ce ne sont pas des personnages, ce sont des apparitions. Et le lecteur qui les suit avec int\u00e9r\u00eat reste sur une promesse non tenue. Si Micca avait assum\u00e9 jusqu&rsquo;au bout la forme de l&rsquo;essai m\u00e9moriel, ou si elle avait pleinement romanis\u00e9 ces silhouettes en leur offrant une vie int\u00e9rieure et une \u00e9volution, le livre aurait trouv\u00e9 sa pleine puissance. Entre les deux, il h\u00e9site, et cet entre-deux est le seul vrai d\u00e9ficit de l&rsquo;\u0153uvre.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Sur le plan de l&rsquo;\u00e9criture elle-m\u00eame, la prose de Micca poss\u00e8de un souffle naturel et une chaleur authentique qui sont de vraies qualit\u00e9s. Mais cette g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 se retourne parfois contre elle. Certaines sections accumulent les qualificatifs l\u00e0 o\u00f9 un seul aurait suffi, reviennent sur une id\u00e9e d\u00e9j\u00e0 pos\u00e9e comme pour s&rsquo;assurer qu&rsquo;elle a bien \u00e9t\u00e9 entendue, ou prolongent une phrase au-del\u00e0 de son propre \u00e9lan. Le travail de l&rsquo;\u00e9criture exige aussi de savoir o\u00f9 s&rsquo;arr\u00eater \u2014 et c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce renoncement, cet art de la coupe, qui transforme une belle prose en grande prose. Micca en est manifestement capable, comme le prouve son prologue, o\u00f9 chaque phrase trouve sa juste mesure. C&rsquo;est cette exigence-l\u00e0 qu&rsquo;on aimerait voir tenue sur l&rsquo;ensemble du texte.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Il y a enfin une phrase, gliss\u00e9e dans la partie consacr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation f\u00e9minine, qui m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre relev\u00e9e avec soin. L&rsquo;auteure y \u00e9voque la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une surveillance et d&rsquo;une <em>\u00e9ducation \u00ab plus rude \u00bb<\/em> envers les femmes et les filles, au nom de l&rsquo;exemple qu&rsquo;elles devraient donner aux g\u00e9n\u00e9rations futures. Dans un livre qui, par ailleurs, observe avec une compassion rare la d\u00e9tresse de Carole, qui nomme la pr\u00e9carit\u00e9 f\u00e9minine sans la juger, cette formulation cr\u00e9e une dissonance que l&rsquo;auteure ne semble pas avoir per\u00e7ue. Non pas qu&rsquo;elle soit le signe d&rsquo;une conviction profonde \u2014 le reste du livre plaide clairement le contraire. Mais une \u0153uvre engag\u00e9e se doit de surveiller ses propres angles morts, d&rsquo;autant plus quand ils touchent pr\u00e9cis\u00e9ment aux questions qu&rsquo;elle pr\u00e9tend habiter. C&rsquo;est moins un reproche qu&rsquo;une invitation \u00e0 la vigilance, celle que tout \u00e9crivain se doit d&rsquo;exercer envers lui-m\u00eame.<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>Tout compte fait, <em>Mbalmayo, Terre de Gr\u00e2ces<\/em> reste, malgr\u00e9 ces r\u00e9serves, un livre vrai, habit\u00e9 et n\u00e9cessaire. Il accomplit ce que peu de livres osent, rendre une ville de r\u00e9gion africaine \u00e0 elle-m\u00eame dans toute sa complexit\u00e9 humaine et historique, avec la langue comme seul outil de restitution. Et chez une auteure aussi jeune \u00e0 la date de publication cette capacit\u00e9 \u00e0 faire tenir ensemble la m\u00e9moire collective, la tendresse du particulier et l&rsquo;exigence du regard, n&rsquo;est pas une promesse. C&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 une r\u00e9alit\u00e9&nbsp;!<\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>Baltazar ATANGANA dit Nkul Beti<\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\n\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><strong>noahatango@yahoo.ca<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n<!-- \/wp:paragraph -->\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec Mbalmayo, Terre de Gr\u00e2ces, publi\u00e9 aux \u00c9ditions Pers\u00e9e en 2018, Marthe-C\u00e9cile Micca, auteure originaire de Mbalmayo dans la r\u00e9gion du Centre au Cameroun, signe un livre qui r\u00e9siste aux \u00e9tiquettes. 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