{"id":13268,"date":"2026-06-08T07:25:48","date_gmt":"2026-06-08T07:25:48","guid":{"rendered":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?p=13268"},"modified":"2026-06-08T07:25:50","modified_gmt":"2026-06-08T07:25:50","slug":"ce-que-jai-demande-au-soleil-de-meyo-ayolo-aristide-jouir-fort-meme-a-genoux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/ce-que-jai-demande-au-soleil-de-meyo-ayolo-aristide-jouir-fort-meme-a-genoux\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Ce que j&rsquo;ai demand\u00e9 au Soleil\u00a0\u00bb de Meyo Ayolo Aristide : Jouir fort, m\u00eame \u00e0 genoux !"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>Il faut parfois tomber pour apprendre \u00e0 regarder le ciel autrement. Meyo Ayolo Aristide avait dix-huit ans lorsque son corps a commenc\u00e9 \u00e0 lui \u00e9chapper, en f\u00e9vrier 2016, lentement, sans bruit, comme une trahison int\u00e9rieure dont personne ne connaissait encore le nom. Paru aux \u00c9ditions Afribook \u00e0 Yaound\u00e9 en 2026, ce journal intime d&rsquo;un myasth\u00e9nique n&rsquo;est pas un r\u00e9cit de maladie. C&rsquo;est un acte d&rsquo;existence. Un jeune homme camerounais, \u00e9tudiant en lettres bilingues \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I, passionn\u00e9 d&rsquo;\u00e9criture nocturne, d\u00e9j\u00e0 auteur de deux ouvrages publi\u00e9s avant son baccalaur\u00e9at, choisit de transformer l&rsquo;effritement de son corps en mati\u00e8re litt\u00e9raire. Ce que vous tenez entre les mains est \u00e0 la fois une confession, un plaidoyer et une le\u00e7on d&rsquo;humanit\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"491\" src=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/ce-que-jai-demande-au-soleil.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13269\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/ce-que-jai-demande-au-soleil.jpg 300w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/ce-que-jai-demande-au-soleil-183x300.jpg 183w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption>Meyo Ayolo Aristide-Ce que j&rsquo;ai demand\u00e9 au soleil<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2>Un corps qui bascule, une voix qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve<\/h2>\n\n\n\n<p>Le livre s&rsquo;ouvre sur une sc\u00e8ne d&rsquo;une banalit\u00e9 presque ironique. En ce matin de f\u00e9vrier 2016, un jeune homme de dix-huit ans se pr\u00e9pare \u00e0 rejoindre le babillard de l&rsquo;universit\u00e9 pour consulter ses premi\u00e8res notes de semestre. Il s&rsquo;\u00e9tire, cherche ses babouches du bout du pied, et soudain tout devient double. Ses paupi\u00e8res refusent de s&rsquo;ouvrir. Il s&rsquo;effondre dans une salle de bain de fortune, nu sur du ciment froid, incapable de se relever. Il crie maman. Personne ne r\u00e9pond tout de suite. Ce moment inaugural dit tout de ce que sera le livre, \u00e0 savoir une plong\u00e9e dans l&rsquo;ordinaire brutalement fendu par quelque chose d&rsquo;inexplicable.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui frappe imm\u00e9diatement dans l&rsquo;\u00e9criture de Meyo Ayolo Aristide, c&rsquo;est sa pr\u00e9cision sensorielle. Il ne survole pas la maladie, il la donne \u00e0 ressentir dans son d\u00e9roul\u00e9 le plus concret et le plus humiliant, \u00e0 travers la vision double, la ptose des paupi\u00e8res, les chutes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, l&rsquo;impossibilit\u00e9 de d\u00e9glutir, la voix qui s&rsquo;\u00e9teint. Pendant des mois, lui et sa famille sillonnent les h\u00f4pitaux de Yaound\u00e9, passent des scanners, re\u00e7oivent de faux diagnostics, consultent des gu\u00e9risseurs traditionnels. La pr\u00e9face, sign\u00e9e Avouzoua Ang\u00e8le, souligne avec une franchise d\u00e9sarmante la r\u00e9alit\u00e9 du syst\u00e8me de sant\u00e9 camerounais, o\u00f9 le budget sant\u00e9 repr\u00e9sente seulement 4,1% du budget national, bien en dessous des 10% recommand\u00e9s par l&rsquo;OMS, et o\u00f9 des ruptures de m\u00e9dicaments peuvent aller jusqu&rsquo;\u00e0 dix-neuf jours, dans une quasi-absence totale de prise en charge des maladies rares. Le traitement mensuel de l&rsquo;auteur lui-m\u00eame, associant Mytelas, Mestinon, Immurel et Cortipred, d\u00e9passe deux fois le SMIG camerounais fix\u00e9 \u00e0 43 969 FCFA. Le parcours du combattant n&rsquo;est donc pas une m\u00e9taphore. C&rsquo;est le quotidien document\u00e9 d&rsquo;un malade dans un pays o\u00f9 la maladie rare n&rsquo;existe pas encore dans les politiques publiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand le diagnostic tombe enfin, il ne d\u00e9livre aucun soulagement. L&rsquo;auteur a d\u00e9sormais dix-neuf ans et le m\u00e9decin prononce une sentence simple. Aristide, tu es atteint de myasth\u00e9nie. Une maladie rare et chronique, neuromusculaire, sans gu\u00e9rison possible. Ce pivot narratif, loin d&rsquo;alourdir le texte, l&rsquo;all\u00e8ge paradoxalement. La maladie a un nom, et Meyo Ayolo Aristide peut enfin lui parler en face.<\/p>\n\n\n\n<h2>L&rsquo;\u00e9criture comme seul muscle qui ne capitule pas<\/h2>\n\n\n\n<p><em>Ce que j&rsquo;ai demand\u00e9 au Soleil <\/em>est d&rsquo;abord un livre sur l&rsquo;\u00e9criture elle-m\u00eame. Bien avant la maladie, l&rsquo;auteur se d\u00e9finissait comme \u00ab&nbsp;l&rsquo;Ecrivainocturne&nbsp;\u00bb, celui qui, la nuit tomb\u00e9e, construisait des mondes pendant que les autres dormaient. \u00c0 dix-huit ans, il avait d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 deux ouvrages avant son baccalaur\u00e9at, \u00e0 savoir Un amour de jeunesse aux \u00c9ditions Edilivre en 2016, et Noir comme l&rsquo;aurore aux \u00c9ditions CEP la m\u00eame ann\u00e9e. La maladie n&rsquo;a pas cr\u00e9\u00e9 l&rsquo;\u00e9crivain, elle l&rsquo;a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame. Elle a transform\u00e9 un amour de la litt\u00e9rature en n\u00e9cessit\u00e9 vitale. \u00c9crire, dit-il dans les premi\u00e8res pages, c&rsquo;\u00e9tait survivre.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a dans cette trajectoire quelque chose qui rappelle la litt\u00e9rature de la blessure f\u00e9conde, celle o\u00f9 l&rsquo;auteur ne tire pas de sa souffrance un capital de piti\u00e9 mais un carburant de cr\u00e9ation. La langue de Meyo Ayolo Aristide porte cette tension. Elle est \u00e0 la fois classique dans sa construction, h\u00e9riti\u00e8re d&rsquo;une \u00e9ducation litt\u00e9raire soign\u00e9e \u00e0 laquelle il fait allusion en r\u00e9citant Baudelaire de m\u00e9moire au bord du lac du Mateco sur le campus de Yaound\u00e9 I, et vivante dans ses ruptures, ses dialogues en langue populaire, ses apart\u00e9s intimes. On sent un auteur qui a lu, beaucoup, et qui transforme cette lecture en style propre.<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me partie du livre, intitul\u00e9e Comment je surmonte mon handicap, s&rsquo;ouvre sur une citation fondatrice selon laquelle la maladie cherche \u00e0 nous gu\u00e9rir de ce que nous ne sommes pas, en nous aidant \u00e0 d\u00e9couvrir ce que nous sommes vraiment. C&rsquo;est autour de cette id\u00e9e que se construit toute l&rsquo;architecture du journal. \u00c0 dix-neuf ans, son seul dipl\u00f4me en poche, Aristide cr\u00e9e le groupe WhatsApp Accros aux Livres pour les passionn\u00e9s de lecture, lance le Youth Inspire Forum et Youth Meet Us, publie Mon Cameroun Uni aux \u00c9ditions Proximit\u00e9 et Fous du Livre en 2018, puis l&rsquo;Anthologie \u00c9co-po\u00e9tique en 2019, fonde la maison d&rsquo;\u00e9dition Afribook cette m\u00eame ann\u00e9e, cr\u00e9e le magazine litt\u00e9raire \u00d4-Livre, puis co-anime le bihebdomadaire 60Minutes. Chaque renoncement physique semble lib\u00e9rer une \u00e9nergie ailleurs, une forme de transfert que le texte documente sans jamais le th\u00e9oriser.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/<!-- wp:paragraph --&gt; <p&gt;https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/une-ville-comme-on-nen-ecrit-pas-assez\/<\/p&gt; <!-- \/wp:paragraph --&gt;  <!-- wp:paragraph --&gt; <p&gt;<\/p&gt; <!-- \/wp:paragraph --&gt;\">Lire aussi : Mbalmayo, Terre de Gr\u00e2ces de Marthe-C\u00e9cile Micca: Une ville comme on n\u2019en \u00e9crit pas assez<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2>L&rsquo;amour, l&rsquo;invisible et la fatigue qui n&rsquo;a pas de nom<\/h2>\n\n\n\n<p>L&rsquo;une des forces les plus discr\u00e8tes du livre r\u00e9side dans la mani\u00e8re dont Meyo Ayolo Aristide traite l&rsquo;amour et la vuln\u00e9rabilit\u00e9. Il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 nommer les femmes qui ont travers\u00e9 sa vie, notamment Nelly aux yeux d&rsquo;averse douce et \u00e0 la curiosit\u00e9 d\u00e9bordante, Caroline la lumi\u00e8re douce du phare dans la temp\u00eate, et Stevia dont le nom r\u00e9sonne en lui comme une m\u00e9lodie ent\u00eatante. Ces portraits f\u00e9minins ne sont pas des accessoires du r\u00e9cit. Ils disent quelque chose de fondamental sur ce que la maladie fait aux d\u00e9sirs, aux projets amoureux, \u00e0 cette question qui hante le texte, \u00e0 savoir qui voudra d&rsquo;un homme dont le corps vacille sans pr\u00e9venir.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne o\u00f9 il avoue sa maladie \u00e0 Stevia par message est l&rsquo;une des plus \u00e9mouvantes du livre dans sa sobri\u00e9t\u00e9. Le message part, simple, brut, presque timide. Il attend. Une minute. Deux. Et puis la r\u00e9ponse de Stevia arrive, apaisante et nette. On a tous nos blessures. Toi c&rsquo;est la myasth\u00e9nie. Ce n&rsquo;est pas tout ce que tu es. Il relit ces mots encore et encore, chaque phrase semblant poser un pansement sur une vieille cicatrice. Ce moment concentre \u00e0 lui seul ce que le livre cherche \u00e0 montrer tout au long de ses cent soixante pages : la vuln\u00e9rabilit\u00e9 n&rsquo;est pas un mur, elle peut \u00eatre un pont.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chapitre intitul\u00e9 La Fatigue Invisible, plac\u00e9 en fin de volume, constitue peut-\u00eatre le texte le plus accompli du livre. Meyo Ayolo Aristide y d\u00e9crit avec une pr\u00e9cision \u00e0 la fois clinique et po\u00e9tique cette fatigue que personne ne comprend, celle qui ne dispara\u00eet pas avec le repos, celle qui est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 au r\u00e9veil, avant le premier mouvement. Sans pl\u00e2tre, sans b\u00e9quilles, sans cicatrices apparentes, rien ne signale que le corps trahit \u00e0 chaque instant. Il ne s&rsquo;agit ni de complainte ni de revendication militante. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une ph\u00e9nom\u00e9nologie du corps invisible, de cette exp\u00e9rience de devoir se justifier sans cesse d&rsquo;une douleur que personne ne voit. La langue devient alors presque philosophique, d\u00e9crivant avec \u00e9conomie de mots une r\u00e9alit\u00e9 que la m\u00e9decine peine encore \u00e0 socialiser.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e5f32d1e-ba56-4592-addc-a36ac4d69989-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13270\" width=\"840\" height=\"559\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e5f32d1e-ba56-4592-addc-a36ac4d69989-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e5f32d1e-ba56-4592-addc-a36ac4d69989-300x200.jpg 300w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e5f32d1e-ba56-4592-addc-a36ac4d69989-768x512.jpg 768w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/e5f32d1e-ba56-4592-addc-a36ac4d69989.jpg 1070w\" sizes=\"(max-width: 840px) 100vw, 840px\" \/><figcaption>Meyo Ayolo Aristide<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2>Un journal qui d\u00e9borde de son propre genre<\/h2>\n\n\n\n<p><em>Ce que j&rsquo;ai demand\u00e9 au Soleil <\/em>r\u00e9siste \u00e0 la cat\u00e9gorisation simple. Son sous-titre le pr\u00e9sente comme le journal d&rsquo;un myasth\u00e9nique, mais le texte est bien plus que cela. C&rsquo;est un roman de formation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 par la maladie, un essai d\u00e9guis\u00e9 en confidence, un manifeste pour l&rsquo;inclusion des personnes vivant avec des maladies invisibles. La forme journali\u00e8re autorise une porosit\u00e9 des genres que l&rsquo;auteur exploite avec habilet\u00e9, passant du r\u00e9cit d&rsquo;enfance \u00e0 Nkoteng et Mbankomo \u00e0 la r\u00e9flexion politique sur le syst\u00e8me de sant\u00e9, de l&rsquo;analyse du d\u00e9sir amoureux \u00e0 la m\u00e9ditation sur la mort des autres, ceux de l&rsquo;AMMYC que le livre honore dans un in memoriam initial sobre et digne, parmi lesquels Eug\u00e8ne Rodrigue Ebongo&rsquo;o, Fouda Atanga Martial, Biloa Sabine et Ngono Nga.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9face d&rsquo;Avouzoua Ang\u00e8le forge l&rsquo;expression \u00ab&nbsp;l&rsquo;Effet Meyo&nbsp;\u00bb pour d\u00e9signer cette impression particuli\u00e8re d&rsquo;envier quelqu&rsquo;un qui accomplit bien plus que vous sans les ressources que vous tenez pour acquises. Elle dit \u00e0 sa fa\u00e7on ce que le livre montre sans jamais le th\u00e9oriser, \u00e0 savoir que la r\u00e9silience authentique n&rsquo;est pas une posture, mais un mode d&rsquo;\u00eatre construit dans la dur\u00e9e, par accumulation de petites victoires sur l&rsquo;\u00e9vidence que tout devrait s&rsquo;arr\u00eater. La myasth\u00e9nie ne me prive pas du bonheur, elle me l&rsquo;apprend autrement, dit l&rsquo;auteur. Cette phrase, simple en apparence, est peut-\u00eatre la cl\u00e9 de tout le livre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce journal a quelque chose de vertigineux quand on sait que son auteur l&rsquo;a tenu pendant huit ans, depuis les premi\u00e8res heures de la maladie. Il ne s&rsquo;agit donc pas d&rsquo;une reconstruction a posteriori, d&rsquo;une mise en ordre r\u00e9trospective de la souffrance, mais d&rsquo;un document vivant, contemporain de chaque chute et de chaque rel\u00e8vement. Cette proximit\u00e9 au temps v\u00e9cu conf\u00e8re au texte une texture particuli\u00e8re, une fa\u00e7on d&rsquo;\u00eatre dans la langue comme on est dans le corps, sans distance, sans filet. Meyo Ayolo Aristide ne r\u00e9\u00e9crit pas son histoire. Il l&rsquo;\u00e9crit au fil de ses jours.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout compte fait, au fond, ce que l&rsquo;auteur a demand\u00e9 au soleil, ce n&rsquo;est pas la gu\u00e9rison. C&rsquo;est la lumi\u00e8re suffisante pour voir o\u00f9 poser le pied suivant. Et ce livre, dans sa totalit\u00e9, est la preuve qu&rsquo;il a obtenu r\u00e9ponse&nbsp;; ou presque&nbsp;! Affaire \u00e0 suivre\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Baltazar ATANGANA<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Expert genre, inclusion sociale et critique litt\u00e9raire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"mailto:noahatango@yahoo.ca\"><strong>noahatango@yahoo.ca<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>Informations cl\u00e9s&nbsp;:<\/u><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Meyo Ayolo Aristide, <strong>Ce que j&rsquo;ai demand\u00e9 au Soleil. Le journal d&rsquo;un myasth\u00e9nique<\/strong>, \u00c9ditions Afribook, Yaound\u00e9, d\u00e9p\u00f4t l\u00e9gal 1er trimestre 2026, ISBN 978-969-9293-78-8, 162 p.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9ditions Afribook <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/EditionsAfribook\">www.facebook.com\/EditionsAfribook<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>AMMYC (Association des Malades de la Myasth\u00e9nie au Cameroun) <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/AMMYC237\">www.facebook.com\/AMMYC237<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faut parfois tomber pour apprendre \u00e0 regarder le ciel autrement. Meyo Ayolo Aristide avait dix-huit ans lorsque son corps a commenc\u00e9 \u00e0 lui \u00e9chapper, en f\u00e9vrier 2016, lentement, sans bruit, comme une trahison int\u00e9rieure dont personne ne connaissait encore le nom. 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