{"id":1731,"date":"2018-01-23T10:01:46","date_gmt":"2018-01-23T10:01:46","guid":{"rendered":"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?p=1731"},"modified":"2022-06-22T08:13:55","modified_gmt":"2022-06-22T08:13:55","slug":"1731-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/1731-2\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La honte\u00a0\u00bb Kouassi Claude OBO\u00c9."},"content":{"rendered":"<p>Mon conte roule, traverse quartier et quartier et tombe dans une ville, tr\u00e8s peupl\u00e9e o\u00f9 habitait une famille tr\u00e8s pauvre. Incapable de se nourrir quotidiennement, la famille n\u2019a de salut que la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 al\u00e9atoire des uns et des autres qui leur venaient en aide. Pire, la fille unique de la famille, Alougba, avait une maladie incurable. Depuis sa naissance, elle avait un goitre \u00e9l\u00e9phantesque. La pr\u00e9sence de ce corps \u00e9tranger n\u2019avait rien arrang\u00e9 \u00e0 sa beaut\u00e9. Les plus gentils disaient d&rsquo;elle qu&rsquo;elle \u00e9tait laide, extr\u00eamement laide, tandis que les mauvaises langues affirmaient sournoisement qu&rsquo;elle \u00e9tait splendidement vilaine. De toute fa\u00e7on, aucun gar\u00e7on ne l\u2019avait jamais regard\u00e9e comme une femme. Et pourtant, elle \u00e9tait dans sa vingti\u00e8me ann\u00e9e. Les tentatives de gu\u00e9rison de la fille avaient \u00e9puis\u00e9 les maigres ressources des siens. Un \u00e9tranger fortun\u00e9, du nom de Nouwamin, s&rsquo;installa dans la ville. Il \u00e9tait venu pour ses affaires. Peu de temps apr\u00e8s, contre toute attente, il s\u2019\u00e9prit de la jeune fille. Alors, toute la ville en \u00e9moi scandait :<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Alougba a d\u00e9sormais un amant.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Alougba, dont personne ne voulait <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>a \u00e9lu domicile dans le c\u0153ur de l&rsquo;\u00e9tranger. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Alougba va bient\u00f4t mordre <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>dans la chair de la belle vie.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Alougba \u00e9\u00e9\u00e9\u00e9<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Alougba aaaaaa<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Alougba \u00e9\u00e9\u00e9\u00e9<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Alougba aaaaaa<\/em><\/p>\n<p>Le p\u00e8re de la fille mit en garde le prince charmant en le mena\u00e7ant de ne jamais abandonner sa fille, s&rsquo;il tient \u00e0 sa vie. Et aussi surprenant que cela puisse para\u00eetre, la famille n\u2019exigea m\u00eame pas de dot, ni de pr\u00e9sent, car pour elle, ce fut un bon d\u00e9barras, un miracle que leur fille trouve enfin un \u00ab\u00a0preneur\u00a0\u00bb. A l&rsquo;\u00e9tranger, on accorda la main d&rsquo;Alougba sans autre forme de proc\u00e8s. Ce mariage pour le moins rocambolesque de la vilaine Alougba avec le richissime \u00e9tranger Nouwamin, suscita la hu\u00e9e et les quolibets des jeunes gens de la ville. Nouwamin ne dit rien, et prit la fille avec elle. Ils quitt\u00e8rent la ville pour s\u2019installer loin des regards inquisiteurs de cette population m\u00e9disante.<\/p>\n<p>Quatorze mois plus tard, Nouwamin et sa femme revinrent dans la ville pour saluer les parents de la fille. Mais personne ne les reconnut. La jeune fille avait chang\u00e9, car son mal \u00e9tait gu\u00e9ri. Elle est devenue une tr\u00e8s bonne dame, aux yeux clairs, un visage ang\u00e9lique et avait un derri\u00e8re \u00e0 faire soulever vieux et jeunes de leur place. Nouwamin avait aussi chang\u00e9, car pour gu\u00e9rir sa femme, il avait d\u00fb faire un pacte avec le g\u00e9nie de la brousse : la gu\u00e9rison compl\u00e8te de sa femme contre la perte des trois quart de sa fortune et un de ses pieds. Oui, estropi\u00e9 et il marche gr\u00e2ce \u00e0 une canne. Sa femme Alougba \u00e9tait au courant de cet accord secret. Elle pleura de joie et d&rsquo;\u00e9motion le jour o\u00f9 son mari se rendait dans la for\u00eat pour le sacrifice qui devrait lui accorder la gu\u00e9rison. Elle remercia son mari pour son grand amour et son sens de l&rsquo;autre. Elle lui promit fid\u00e9lit\u00e9 et soumission, reconnaissance \u00e9ternelle et docilit\u00e9 sans faille. C\u2019est apr\u00e8s les pr\u00e9sentations que les yeux des parents d&rsquo;Alougba s&rsquo;ouvrirent. L\u00e0, on entendit des cris de joie et d\u2019admiration. Toute la ville accourut pour voir ce spectacle miraculeux. Personne n\u2019en croyait ses yeux. Personne ne voulait d\u2019ailleurs croire. Nouwamin \u00e9tait heureux. Heureux pour ces habitants qui du coup \u00e9taient heureux de retrouver cette fille rejet\u00e9e il y a quelques mois. Heureux, parce que lui, qui avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment la ris\u00e9e des uns et des autres est devenu \u00e0 l&rsquo;instant un homme jalous\u00e9, envi\u00e9 mais adul\u00e9 et f\u00e9licit\u00e9. Il savourait sa victoire sur cette bande d\u2019incapables remplis d&rsquo;aigreur et de m\u00e9chancet\u00e9 gratuite. Il \u00e9tait vraiment heureux d\u2019\u00eatre le sujet de toutes les discussions de ces hypocrites ce jour-l\u00e0. Le soir venu, Alougba appela son p\u00e8re et sa m\u00e8re, ses oncles et tantes, toute la grande famille et leur raconta toute l\u2019histoire : le miracle par lequel elle a retrouv\u00e9 le chemin de la vie. Sa vie, contre un pied de son mari et la perte de sa fortune au trois quart. Deux jours plus trad, t\u00f4t le matin, au premier chant du coq, avant m\u00eame que le soleil ne fasse le programme de sortir son cou, une r\u00e9union d\u2019urgence fut convoqu\u00e9e. On y convia Nouwamin. Le p\u00e8re d\u2019Alougba prit la parole :<\/p>\n<p>&#8211; Nous tenons \u00e0 te remercier, brave et g\u00e9n\u00e9reux Nouwamin pour l\u2019effort que tu as fourni en r\u00e9ussissant \u00e0 gu\u00e9rir notre fille. Vraiment, nous te disons merci. Tu l\u2019as fait au prix m\u00eame de ta vie. Tu es unique. Que les dieux te le revalent en b\u00e9n\u00e9dictions et en bienfaits. Que la vie te le rende en argent et en richesse, en sant\u00e9 et en long\u00e9vit\u00e9.<\/p>\n<p>Toute la famille applaudit \u00e0 grands cris. Nouwamin \u00e9tait \u00e9mu jusqu&rsquo;aux cheveux. Le p\u00e8re d&rsquo;Alougba ne lui laissa pas le temps de revenir de ses \u00e9motions avant d&rsquo;encha\u00eener :<\/p>\n<p>&#8211; Tu es unique. Tu es un envoy\u00e9 des dieux. Nous ne saurons jamais te remercier de fa\u00e7on convenable. Mais, vois-tu, aujourd\u2019hui, tu es handicap\u00e9 et presque pauvre. Je sais que tu nous comprendras.<\/p>\n<p>Nouwamin \u00e9tait perdu dans tous ces d\u00e9veloppements. Il se demandait ce que tout cela signifiait. Son beau-p\u00e8re revint \u00e0 la charge:<\/p>\n<p>&#8211; Nous ne voulons pas un pauvre handicap\u00e9 \u00e0 notre fille. Elle est devenue aujourd\u2019hui la plus belle de la ville, une perle rare qui ne saurait orner n&rsquo;importe quelle couronne. A fille belle, mari riche. Cela n\u2019est donc pas digne d\u2019elle qu\u2019elle soit la femme d\u2019un infime comme toi. Il en va de notre image mais aussi de ta s\u00e9curit\u00e9. Les envieux pourraient t&rsquo;agresser et attenter \u00e0 ta vie. Nous ne sommes pas press\u00e9s d&rsquo;assister au veuvage de notre belle Alougba. Pour \u00e9viter la honte \u00e0 notre famille, il faudra que tu plies bagages d\u00e8s maintenant et que tu quittes la ville. Nous ne voulons plus te voir. Oublie-nous et oublie qu\u2019un jour, tu as rencontr\u00e9 Alougba. Notre fille sera la femme du sieur Adjoto, fils de Djagouda et L\u00e8gu\u00e8d\u00e8, l\u2019homme fort de la ville, le plus riche actuellement. Il est venu hier \u00e0 la maison, vois-tu, pour voir de ses yeux la beaut\u00e9 de notre fille. Et depuis qu\u2019il l\u2019a vue, il a d\u00e9cid\u00e9 de l\u2019\u00e9pouser et d\u2019en faire sa troisi\u00e8me femme. Il est beau, riche. Il nous a m\u00eame laiss\u00e9 quelques biens, et une des maisons dans laquelle nous irons habiter tr\u00e8s bient\u00f4t. Pour l\u2019amour de Dieu, oublie-nous et va-t-en. Dis combien il te faut en retour pour le service rendu \u00e0 notre fille, tu seras rembours\u00e9. Mais de gr\u00e2ce oublie-la, m\u00eame dans tes r\u00eaves et dans tes souvenirs.<\/p>\n<p>Nouwamin \u00e9tait \u00e9berlu\u00e9. Toute l\u2019assembl\u00e9e approuva les propos du p\u00e8re. S&rsquo;\u00e9leva soudain un tonnerre &nbsp;d\u2019injures \u00e0 l\u2019encontre de Nouwamin. Il essaya de parler, mais on ne lui laissa pas le choix. On le renvoya m\u00eame de la maison comme un animal importun. A sa sortie, il rencontra au passage Alougba dans la cour. Cette derni\u00e8re sourit, puis fit signe de la main encourageant sa famille \u00e0 le chasser de plus belle. L\u2019infortun\u00e9 Nouwamin rentra, prit ses bagages et quitta la ville au grand bonheur d\u2019Alougba et toute sa famille. Une semaine plus tard, Nouwamin recouvra toute sa fortune et son pied redevint comme avant. Le g\u00e9nie de la brousse le rendit davantage riche et beau. Au m\u00eame moment, Alougba redevint comme elle \u00e9tait au d\u00e9part, pire, encore plus vilaine avec cette fois-ci deux grosses montagnes de goitre flanqu\u00e9es. Son corps se recouvrit aussi de galle et sa t\u00eate de teigne. Ses yeux, devenus rouges larmoyaient \u00e0 longueur de temps. De ses narines coulaient des torrents de morve et de sa bouche de naus\u00e9eux ruisseaux de bave. A son passage, tout le monde se bouchait les narines, m\u00eame les animaux en la sentant venir, changeaient de direction. Le richissime Adjoto l&rsquo;abandonna, elle et sa famille dans la pauvret\u00e9 en leur retirant les biens dont il les avait gratifi\u00e9s. Tout ceci pouvait se comprendre. En r\u00e9alit\u00e9, il y avait une clause dans le contrat entre le g\u00e9nie et Nouwamin : \u00ab <strong><em>Tu perdrais un pied et presque ta fortune tant que Alougba sera avec toi. Mais si un jour, elle r\u00e9ussit \u00e0 te quitter, chacun redeviendra ce qu\u2019il \u00e9tait avant, pire s&rsquo;il se produit une situation d&rsquo;injustice, le mal s&rsquo;aggravera.<\/em><\/strong> \u00bb. C\u2019\u00e9tait en effet, ce que le g\u00e9nie avait dit \u00e0 Nouwamin. Et ce dernier par amour pour sa femme, accepta. Mais il ne lui avait pas avou\u00e9 cette derni\u00e8re clause.<\/p>\n<p>Alougba ne pouvait plus sortir de chez elle. M\u00eame ses parents commen\u00e7aient par la huer. Elle \u00e9tait en proie \u00e0 une souffrance morale indescriptible. Fatigu\u00e9s d&rsquo;attendre qu&rsquo;un autre sauveur vienne se pencher sur son sort, les siens partirent \u00e0 la recherche de Nouwamin qui, \u00e0 la mort du roi de son pays natal, fut d\u00e9sign\u00e9 par le conseil des sages pour lui succ\u00e9der. Selon la coutume, il prit en mariage la plus belle fille du pays. Il \u00e9tait devenu un homme puissant, ayant pour sa s\u00e9curit\u00e9 une garde personnelle de plus cinq mille soldats. Quand ces nouvelles atteignirent les oreilles d&rsquo;Alougba et les siens, ils s&rsquo;effondr\u00e8rent litt\u00e9ralement.<\/p>\n<p>Moralit\u00e9 : \u00ab\u00a0Ne jamais cracher dans le marigot o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;est abreuv\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Kouassi Claude OBOE<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mon conte roule, traverse quartier et quartier et tombe dans une ville, tr\u00e8s peupl\u00e9e o\u00f9 habitait une famille tr\u00e8s pauvre. 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