{"id":3776,"date":"2018-06-23T12:04:23","date_gmt":"2018-06-23T12:04:23","guid":{"rendered":"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?p=3776"},"modified":"2020-01-24T09:38:55","modified_gmt":"2020-01-24T09:38:55","slug":"rescapes-de-lindifference-jean-patrice-dako","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/rescapes-de-lindifference-jean-patrice-dako\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence\u00a0\u00bb Jean-Patrice DAKO"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab\u00a0Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence\u00a0\u00bb: quand le sang innocent gicle \u00e0 la joie des vautours<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Patrice DAKO vient de publier aux Editions plurielles (Cotonou, 2018)un roman profond\u00e9ment bouleversant, \u00e0 la limite r\u00e9voltant, violent et d\u00e9chirant : \u00ab\u00a0<strong><em>Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0. Mais attention, le livre sonne comme une mise en garde sonore et rugueuse, un avertissement \u00e0 prendre au s\u00e9rieux : \u00ab\u00a0Que les manipulateurs n&rsquo;ouvrent pas ce livre. Que les \u00e2mes sensibles n&rsquo;y touchent pas non plus. Que ceux qui consid\u00e8rent la politique comme l&rsquo;art d&rsquo;allumer le feu pour se pavaner comme pyromane s&rsquo;abstiennent de prendre ce livre. Car s&rsquo;ils le font, ils se trouveront en face de la b\u00eate qui rugit en eux et met \u00e0 genoux l&rsquo;humanit\u00e9 qui, en l&rsquo;autre, aspire \u00e0 un mieux-\u00eatre. Et pourtant, ils devront le lire aussi, pour se mirer dans les d\u00e9g\u00e2ts et torts caus\u00e9s aux autres, \u00e0 cette Afrique qu&rsquo;ils encha\u00eenent et pi\u00e9tinent, bafouent et avilissent\u00a0\u00bb. A la v\u00e9rit\u00e9, ce livre n&rsquo;est pas \u00e9crit pour ceux qui versent le sang et font semblant de pleurer le sort de leurs victimes. On peut l&rsquo;appeler sadisme ou m\u00e9chancet\u00e9, supercherie ou diablerie. Mais Jean-Patrice DAKO, en commettant cette \u0153uvre, s&rsquo;adresse \u00e0 tous ceux qui ont encore un peu de c\u0153ur. Il pense toucher le c\u0153ur de tous ceux qui peuvent encore, \u00e0 travers les larmes des enfants bris\u00e9s par la mis\u00e8re, la mendicit\u00e9, la faim, la guerre et autres calamit\u00e9s, entendre r\u00e9sonner dans leur \u00e2me le cri accusateur qui monte de ces gorges tranch\u00e9es, ces poitrines ouvertes \u00e0 coup de sagaies, ces c\u00f4tes bris\u00e9es et broy\u00e9es par les rangers et \u00ab\u00a0les souliers r\u00e9gnants\u00a0\u00bb, ces seins pr\u00e9cocement f\u00e9cond\u00e9s, ces enfants confront\u00e9s tr\u00e8s t\u00f4t \u00e0 la dure r\u00e9alit\u00e9 du struggle for life : \u00ab\u00a0<strong><em>Ne cherchez jamais le diable en enfer, ni sur la terre, ni dans la mer. Cherchez le diable en vous et vous le trouverez.<\/em>\u00ab\u00a0(<\/strong>Jean-Patrice DAKO, \u00ab\u00a0Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence\u00a0\u00bb<strong>, Editions Plurielles, Cotonou, 2018, P 184<\/strong>, en \u00e9cho \u00e0 ces propos de Sony Labou Tansi : \u00ab\u00a0<strong><em>Ne cherchons plus, nous avons trouv\u00e9 : l&rsquo;homme a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour inventer l&rsquo;enfer<\/em>. \u00a0\u00bb (Sony Labou Tansi, <em>La vie et demie<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb Seuil, Paris 1979, P.117) En vingt-un soupirs, l&rsquo;auteur d\u00e9zingue cette hypocrisie noire qui fait porter aux autres les cons\u00e9quences de nos actes et nous faire entrer dans le ventre de cette Afrique d\u00e9chiquet\u00e9e par les guerres, cette Afrique qui se noie dans le sang de ses fils les plus vuln\u00e9rables, cette Afrique remplie de monceaux de chair humaine au sommet desquels les vautours se hissent pour regarder de haut leurs victimes qui suffoquent et ahanent, exsangues et galeuses, dans la vall\u00e9e des larmes et de la souffrance. \u00ab\u00a0<em><strong>Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence<\/strong><\/em>\u00ab\u00a0, le doigt accusateur qui indexe cette Afrique rouge du sang innocent de ses enfants qui ne demandent que le pain et l&rsquo;eau. \u00ab\u00a0<strong><em>Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0, scanner d&rsquo;une Afrique amn\u00e9sique qui explose son avenir dans les d\u00e9flagrations des roquettes et des obus en se fiant aux jugements parfois insens\u00e9s de ses dirigeants. Et dans tout cet imbroglio, V\u00e9ronique Tadjo semble renforcer la mise en garde de Jean-Patrice DAKO :\u00a0 \u00ab\u00a0<strong><em>Les politiciens ne disent jamais la v\u00e9rit\u00e9. Ils attisent les haines. Quand le pays est pauvre et que la jeunesse est d\u00e9s\u0153uvr\u00e9e, ils peuvent facilement manipuler les gens en faisant des autres la cause de leurs malheurs<\/em><\/strong>.\u00a0\u00bb (<strong>V\u00e9ronique TADJO,\u00a0<em>L\u2019Ombre d\u2019Imana, Voyages jusqu\u2019au bout du Rwanda<\/em>, Actes du Sud, 2000<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-3777\" src=\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/les-rescap\u00e9s-de-lindiff\u00e9rence-dako.jpg\" alt=\"\" width=\"960\" height=\"666\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/les-rescap\u00e9s-de-lindiff\u00e9rence-dako.jpg 960w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/les-rescap\u00e9s-de-lindiff\u00e9rence-dako-300x208.jpg 300w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/les-rescap\u00e9s-de-lindiff\u00e9rence-dako-768x533.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 960px) 100vw, 960px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Contenu<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une nouvelle famille prend corps chez Madame Louise, une Fran\u00e7aise install\u00e9e en Afrique. Les soul\u00e8vements au Kenya lui ont enlev\u00e9 un fils, son a\u00een\u00e9, Pierre. Elle cr\u00e9e une oasis d&rsquo;amour o\u00f9 elle recueille les \u00ab\u00a0bless\u00e9s de la vie, les bless\u00e9s de (la) guerre\u00a0\u00bb. Cette famille a un destin commun, un visage commun balafr\u00e9 d&rsquo;un malheur identique : les affres de la guerre et de la mort. Et ce n&rsquo;est pas anodin que l&rsquo;\u0153uvre s&rsquo;ouvre sur la derni\u00e8re calamit\u00e9 qui a secou\u00e9 l&rsquo;Afrique et d\u00e9cim\u00e9 ses enfants : Ebola. La maladie et la mort sont les plus grands maux que redoutent les hommes. Mais la communaut\u00e9 de souffrance r\u00e9unie autour de Madame Louise, comme dans <strong><em>Pv Salle 6<\/em><\/strong> de Habib DAKPOGAN, noie sa douleur dans les confidences. Il leur est vital de se lib\u00e9rer pour \u00e9chapper \u00e0 l&#8217;emprise de la tristesse, car ainsi que l&rsquo;affirme Mongo BETI : \u00ab\u00a0<strong><em>La tristesse est un \u00e9tat b\u00e2tard que seul les faibles affectionnent.\u00a0\u00bb<\/em>(Mongo BETI<em>, Le pauvre Christ de Bomba<\/em>, Pr\u00e9sence Africaine, Paris 1976, P. 188). <\/strong>Chacun raconte son pass\u00e9 pour adoucir les peines des autres. Cataplasme s\u00fbr que de s&rsquo;ext\u00e9rioriser. S&rsquo;\u00e9pancher, fait revivre, se pencher sur les douleurs de l&rsquo;autre, \u00e9l\u00e8ve : \u00ab\u00a0<strong><em>Nous n&rsquo;avions pas du plaisir \u00e0 raconter notre vie, mais c&rsquo;\u00e9tait la mani\u00e8re la plus simple pour nous d&rsquo;\u00e9vacuer notre haine contre notre pass\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait une mani\u00e8re pour nous de dire que nous n&rsquo;avions pas tort d&rsquo;exister, que nous \u00e9tions des humains et que nous le serons toujours tant que le soleil brillera.\u00a0\u00bb\u00a0 (<\/em>P. 197)<em>\u00a0<\/em><\/strong>Ainsi, les enfants se lancent dans de grandes narrations dures \u00e0 supporter. Et on se demande comment ils ont pu vivre toutes ces atrocit\u00e9s sans craquer. De Digb\u00e9 \u00e0 Kossivi, Abdoulaye, Karimou, et m\u00eame Madame Louise, c&rsquo;est toute l&rsquo;Afrique en guerre qui est d\u00e9crypt\u00e9e : Togo, Kenya, C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire, Centrafrique. Guerres politiques, guerres religieuses, animosit\u00e9s et atrocit\u00e9s se conjuguent pour mettre en p\u00e9ril le sort des citoyens, surtout l&rsquo;avenir des enfants qui n&rsquo;ont pas encore fini de poser des questions \u00e0 la vie, mais qui subitement sont oblig\u00e9s de r\u00e9pondre aux questions existentielles auxquelles les soumet la dure r\u00e9alit\u00e9 de la guerre et de l&rsquo;inconscience des grandes personnes. La communaut\u00e9 de souffrance constitu\u00e9e autour de Madame Louise brasse, outre la guerre et son cort\u00e8ge de viols et de violences, les questions telles que la traite et le travail des enfants, l&rsquo;inconscience professionnelle dans les centres de sant\u00e9. Mais par-dessus tout, \u00e0 travers la voix de ces enfants, c&rsquo;est la rage de l&rsquo;auteur qui cr\u00e9pite dans chaque intervention. Et la conclusion implacable \u00e0 laquelle il fait aboutir son \u0153uvre et qu&rsquo;il \u00e9nonce d&rsquo;ailleurs d\u00e8s les premi\u00e8res lignes de ce roman, c&rsquo;est que la guerre est b\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-3782 aligncenter\" src=\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/dako.jpg\" alt=\"\" width=\"630\" height=\"960\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/dako.jpg 630w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/dako-197x300.jpg 197w\" sizes=\"(max-width: 630px) 100vw, 630px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>&#8211; La guerre, une b\u00eatise humaine<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a de la verve, Jean-Patrice DAKO, et sa pens\u00e9e est tranchante, incisive et sans appel. Lisons ensemble : \u00ab\u00a0<strong><em>La guerre d\u00e9shumanise l&rsquo;homme et alt\u00e8re l&rsquo;image de Dieu en lui.\u00a0\u00bb <\/em>(p.149). <\/strong>S&rsquo;il est vrai que les latins jadis argu\u00e8rent que \u00ab\u00a0<strong><em>qui vis pacem para bellum<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0, que vaut une telle assertion dans le contexte d&rsquo;une crise sociale qu&rsquo;on pense r\u00e9sorber au moyen des roquettes et des machettes? Comment des peuples d&rsquo;une m\u00eame nation, d&rsquo;une m\u00eame terre seront-ils ennemis et se d\u00e9clarer la guerre en s\u2019entre-d\u00e9chirant pour les beaux jours d&rsquo;un pr\u00e9sident qui ne perd aucun membre de sa famille lors desdits affrontements? Comment peut-on, au nom de Dieu qu&rsquo;on dit invoquer sous divers vocables, se mettre \u00e0 se d\u00e9couper en petits cubes de chair ? Si Dieu est Un, ses adorateurs ne devraient-ils pas l&rsquo;\u00eatre aussi? Quelle incongruit\u00e9 que de se diviser et de s&rsquo;entretuer au nom de Dieu et de la religion qui par essence et \u00e9tymologie relie et unifie ! (<em><strong>du latin relegere \u00ab\u00a0rassembler\u00a0\u00bb et religare \u00ab\u00a0lier, relier\u00a0\u00bb).\u00a0<\/strong><\/em>Qui cherche la paix ne doit-il pas plut\u00f4t pr\u00e9parer la paix, la promouvoir? Comment ceux-l\u00e0 qui viennent grappiller nos suffrages arrivent-ils encore \u00e0 allumer en notre sein le feu de la haine? Diviser pour r\u00e9gner. R\u00e9gner pour diviser. Et Jean-Patrice de s&rsquo;indigner en donnant la parole \u00e0 Abdoulaye : \u00ab\u00a0<strong><em>Chers amis, la guerre laisse toujours des traces. Toujours! Mais la v\u00e9rit\u00e9, c&rsquo;est que des gens profitent de cette guerre pour faire leur business : ils s&rsquo;enrichissent dans le sang! Ce qui est aussi vrai, c&rsquo;est que nous savons quand \u00e7a commence, mais nous ne savons jamais quand elle finit!\u00a0\u00bb<\/em><\/strong> (\u00a0Page 113). En clair, la guerre est une b\u00eatise, une vraie sottise. Et s&rsquo;aligner derri\u00e8re ces politiciens v\u00e9reux qui l&rsquo;allument pour venir apr\u00e8s jouer aux sapeurs pompiers, c&rsquo;est oublier qu&rsquo;on sape le d\u00e9veloppement de l&rsquo;Afrique et que nous enrichissons \u00e0 nos propres d\u00e9pens les marchands d&rsquo;armes qui n&rsquo;ont pas le suppl\u00e9ment d&rsquo;\u00e2me n\u00e9cessaire pour savoir que l&rsquo;homme vaut plus que l&rsquo;argent : \u00ab\u00a0<strong><em>Concernant les grandes sectes terroristes, la solution d\u00e9pend des personnes et des institutions mafieuses, car ce sont elles qui les alimentent.<\/em>\u00a0\u00bb (p. 153) <\/strong>\u00ab\u00a0<strong><em>Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0, c&rsquo;est aussi la d\u00e9nonciation de la traite et du travail des enfants, la d\u00e9fense des droits des enfants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-3781\" src=\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/jean-patrice.jpg\" alt=\"\" width=\"714\" height=\"960\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/jean-patrice.jpg 714w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/jean-patrice-223x300.jpg 223w\" sizes=\"(max-width: 714px) 100vw, 714px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>&#8211; La d\u00e9fense des droits des enfants<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans <strong><em>\u00ab\u00a0Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0, Jean-Patrice \u00a0DAKO s&rsquo;insurge contre les mauvais traitements faits aux enfants. S&rsquo;il est vrai que l&rsquo;avenir leur appartient, il est de ce fait imp\u00e9ratif que nous prenions soin d&rsquo;eux et que nous les pr\u00e9parions \u00e0 relever les grands d\u00e9fis humains et sociaux qui les attendent. A la v\u00e9rit\u00e9, c&rsquo;est une incongruit\u00e9 que de saper l&rsquo;avenir de ces jeunes pousses qui portent l&rsquo;espoir de l&rsquo;humanit\u00e9. Dans la description que fait de Manou, le <strong><em>\u00ab\u00a0B\u00e9tonnier\u00a0\u00bb,<\/em><\/strong> l&rsquo;auteur interpelle nos consciences et se dresse contre nos indiff\u00e9rences face au rouleur compresseur du malheur qui malaxe ces \u00eatres vuln\u00e9rables : \u00ab\u00a0<strong><em>Ne pouvant plus de continuer \u00e0 manger chez les voisins comme ses fr\u00e8res survivants, Manou prit ses responsabilit\u00e9s d&rsquo;a\u00een\u00e9! A sept ans! Sept ans seulement! <\/em><\/strong>\u00ab\u00a0(p122). Pendant que Manou troquait sa force et son avenir contre le pain quotidien en travaillant \u00e0 la carri\u00e8re puis sur les chantiers de construction, son p\u00e8re remportait le troph\u00e9e de meilleur buvait d&rsquo;alcool et ne se souciait gu\u00e8re de l&rsquo;avenir de sa nombreuse prog\u00e9niture. La rencontre entre Digb\u00e9 et Manou sur le chantier arrache au lecteur des \u00e9motions fortes : \u00ab\u00a0<strong><em>Il faut dire que dire que nous faisions imp\u00e9rativement sur ce chantier douze heures de travail tous les jours sauf les dimanches. De 06 heures 30 minutes \u00e0 13 heures 30 minutes, nous \u00e9tions ardemment au boulot. <\/em><\/strong>(\u2026) <strong><em>On devait encore imp\u00e9rativement reprendre le travail \u00e0 14 heures et finir au plus t\u00f4t \u00e0 19 heures. <\/em><\/strong>(\u2026) <strong><em>Parfois, nous travaillions jusqu&rsquo;\u00e0 19 heures 45 minutes<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (P 114). A ces enfants, il est interdit le droit \u00e0 l&rsquo;instruction. Ils devaient travailler et voir leurs patrons empocher le salaire qui leur revient de droit, en principe. Inconscience des adultes!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9fense des droits des enfants, c&rsquo;est aussi la d\u00e9nonciation des traitements dont ils sont victimes. Si l&rsquo;inconscience paternelle a pouss\u00e9 Manou sur les chantiers, elle a aussi d\u00e9truit la vie de S\u00e8na. Elle a d\u00fb quitter la mis\u00e8re du village en se refugiant \u00e0 Cotonou. Apr\u00e8s sa brouille avec sa patronne qui l&rsquo;accuse injustement de vol, elle \u00e9choue dans la rue. Elle est sans tarder livr\u00e9e \u00e0 la prostitution et tombe enceinte \u00e0 14 ans. N&rsquo;e\u00fbt \u00e9t\u00e9 le soutien d&rsquo;une famille d&rsquo;accueil, S\u00e8na non plus ne conna\u00eetra jamais la joie de jouir de ses droits \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation, au toit, \u00e0 la sant\u00e9\u2026Mais au-del\u00e0 de la d\u00e9nonciation, la rage de Jean-Patrice DAKO plaide aussi pour la r\u00e9conciliation, la justice et la paix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-3784 aligncenter\" src=\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Jean-Patrice-DAKO.jpg\" alt=\"\" width=\"540\" height=\"540\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Jean-Patrice-DAKO.jpg 540w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Jean-Patrice-DAKO-150x150.jpg 150w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/Jean-Patrice-DAKO-300x300.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 540px) 100vw, 540px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>&#8211; R\u00e9conciliation, justice et paix<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u0153uvre r\u00e9sonne comme un discours, un trait\u00e9 rigoureux o\u00f9 sans ambages ni am\u00e9nit\u00e9, l&rsquo;auteur s&rsquo;\u00e9panche en faisant parler ses personnages. De sa r\u00e9flexion, il appert que la premi\u00e8re condition du vivre-ensemble, c&rsquo;est la justice. Pas de justice, pas de paix. Ni la paix des armes, ni la paix des \u00e2mes. Mais les pets r\u00e9p\u00e9t\u00e9s des roquettes qui perlent les rues de charognes : \u00a0\u00bb <strong><em>Ne pensez jamais que c&rsquo;est contre votre gouvernement qu&rsquo;ils luttent, ou contre une quelconque id\u00e9ologie! Ils sont simplement essouffl\u00e9s par la mis\u00e8re et la tyrannie dont ils sont accabl\u00e9s incessamment. Ils en ont assez du d\u00e9tournement de leurs richesses dont vous vous accaparez et que vous envoyez \u00e0 destination des paradis fiscaux dans les pays occidentaux!<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (Pp 152-153). Si la justice est le premier pr\u00e9suppos\u00e9 de la paix que la paix est une attitude collective bas\u00e9e fondamentalement sur le respect\u00a0 du droit \u00e0 la diff\u00e9rence et l&rsquo;acceptation de l&rsquo;autre, promouvoir le vivre-ensemble, c&rsquo;est avant tout pourvoir \u00e0 chacun ce qu&rsquo;il lui faut dans le respect de sa dignit\u00e9 et de sa personne. On le sait, face au virus et sollicitations du pouvoir et de l&rsquo;avoir, l&rsquo;homme est souvent tent\u00e9 de sacrifier son fr\u00e8re sur l&rsquo;odieux autel de ses int\u00e9r\u00eats mortif\u00e8res et liberticides. Mais quand la violation des droits humains est perp\u00e9tr\u00e9e, il faut encore s&rsquo;atteler tous ensemble \u00e0 planter et arroser les semences d&rsquo;une r\u00e9conciliation vraie et sinc\u00e8re ax\u00e9e sur le pardon. Cela requiert aussi que la v\u00e9rit\u00e9 soit faite pour qu&rsquo;\u00e9clate la justice. A cet effet, Beno\u00eet XVI \u00e9crit : \u00ab\u00a0<strong><em>Pour devenir effective, cette r\u00e9conciliation devra \u00eatre accompagn\u00e9e par un acte courageux et honn\u00eate : la recherche des responsables de ces conflits, de ceux qui ont commandit\u00e9 les crimes et qui se livrent \u00e0 toutes sortes de trafics, et la d\u00e9termination de leur responsabilit\u00e9. Les victimes ont droit \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 et \u00e0 la justice. Il est important actuellement et pour l\u2019avenir de purifier la m\u00e9moire afin de construire une soci\u00e9t\u00e9 meilleure o\u00f9 de telles trag\u00e9dies ne se r\u00e9p\u00e8tent plus.<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (Benoit XVI, <strong><em>Africae Munus<\/em><\/strong>, \u00a7 21). Il serait heureux que dans les pays d\u00e9chir\u00e9s par les guerres civiles, apr\u00e8s les affrontements, les citoyens aillent sous l&rsquo;arbre de la r\u00e9conciliation pour que d&rsquo;une gorge \u00e0 l&rsquo;autre, circule la calebasse de la paix retrouv\u00e9e. Car, ainsi que le proclame avec fougue et \u00e9nergie Jean-Patrice DAKO, \u00ab\u00a0<strong><em>La plus belle mani\u00e8re de se venger de son ennemi est de lui pardonner. <\/em><\/strong>(\u2026) <strong><em>Car la haine est une auto-flagellation et une autodestruction.<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb C&rsquo;est \u00e0 cette condition qu&rsquo;on pourra esp\u00e9rer qu&rsquo;un nouveau soleil se l\u00e8vera sur l&rsquo;Afrique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-3780 aligncenter\" src=\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/les-rescap\u00e9s-de-lindiff\u00e9rence-Jean-Patrice-BL.jpg\" alt=\"\" width=\"480\" height=\"640\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/les-rescap\u00e9s-de-lindiff\u00e9rence-Jean-Patrice-BL.jpg 480w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/les-rescap\u00e9s-de-lindiff\u00e9rence-Jean-Patrice-BL-225x300.jpg 225w\" sizes=\"(max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Une hymne \u00e0 l&rsquo;espoir<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le livre <strong><em>Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0, n&rsquo;est pas que sang, rage, ruse, manipulation, mort. Il est aussi une fen\u00eatre ouverte \u00e0 travers laquelle pourront s&rsquo;infiltrer dans le ventre de cette Afrique qui se meurt, de nouveaux rayons de soleil qui distillent l&rsquo;amour et la concorde, l&rsquo;espoir et la certitude que demain sera un jour meilleur. A la v\u00e9rit\u00e9, au c\u0153ur m\u00eame des conflits, sur les champs de batailles, il s&rsquo;est toujours trouv\u00e9 une main secourable pour aider tel ou tel autre enfant \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 la gueule de la mort. On l&rsquo;a vu avec le petit Kossivi et ses compagnons d&rsquo;infortunes sauv\u00e9s in extremis. On l&rsquo;a aussi vu avec S\u00e8na recueillie dans une famille d&rsquo;accueil o\u00f9 sa vie reprend forme et ses r\u00eaves font \u00e9clater leurs premiers bourgeons. On l&rsquo;a encore vu avec le secours des hommes de la Croix Rouge qui ont sauv\u00e9 moult enfants. Et l&rsquo;apoth\u00e9ose, c&rsquo;est cette famille, cette communaut\u00e9 fond\u00e9e par Madame Louise, cette oasis d&rsquo;amour o\u00f9 chaque enfant se reconstruit. Ici, ils \u00e9chappent \u00e0 la rue. Ils ne sont plus enfants de la rue expos\u00e9s \u00e0 tous les risques et dangers. Mais ils rencontrent des fr\u00e8res. Ils d\u00e9couvrent une nouvelle famille. Jean-Patrice DAKO en profite pour pourfendre les donneurs de le\u00e7ons, intellectuels moralisateurs, hautains et besaciers qui crachent en pr\u00e9sence des f\u00e8ces qu&rsquo;ils ont fabriqu\u00e9es eux-m\u00eames : \u00ab\u00a0<strong><em>Est-ce leurs fautes de tra\u00eener leurs fesses dans les rues? Si c&rsquo;est leur faute, faites l&rsquo;exp\u00e9rience de les inviter avec c\u0153ur \u00e0 venir dormir sous vos toits et vous verrez s&rsquo;ils refuseront! Faites la simple exp\u00e9rience de les accepter, de leur sourire, de leur montrer qu&rsquo;ils ne sont pas les seuls coupables de cette vie et vous verrez qu&rsquo;ils ne sont pas faits naturellement pour la rue, ni pour le hasch ! Faites l&rsquo;exp\u00e9rience! Je vous en prie. Faites l&rsquo;exp\u00e9rience, vous qui n&rsquo;\u00eates pas des hommes de la rue!<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (P 151-152)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211;<strong>Originalit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au-del\u00e0 des th\u00e9matiques abord\u00e9es avec maestria et dext\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;\u0153uvre est originale de par sa pr\u00e9sentation. Ici, tout s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9 en vingt-un soupirs. Attention au chiffe 21 et au vocable \u00ab\u00a0soupirs\u00a0\u00bb.\u00a0 Le chiffre <span class=\"_5yl5\">21 renvoie ici aux 21 jours que n\u00e9cessite l&rsquo;\u00e9closion d&rsquo;un \u0153uf de poule.\u00a0 Les soupirs symbolisent l&rsquo;essoufflement face \u00e0 l&rsquo;horreur de la guerre.\u00a0<\/span><span class=\"_5yl5\"> Si en effet\u00a0 la parole est un \u0153uf, tel l\u2019\u0153uf, elle \u00e9clatera pour lib\u00e9rer la v\u00e9rit\u00e9 que les Mina appelle \u00ab\u00a0Nyanwo, la parole \u00e9clat\u00e9e.\u00a0\u00bbAinsi, l&rsquo;on comprend que le but de la parole, c&rsquo;est d&rsquo;\u00e9clore pour que germe la v\u00e9rit\u00e9.\u00a0 Et comme on le sait, dans plusieurs mythologies africaines, la parole est comme\u00a0 l&rsquo;\u0153uf car tous les deux sont fragiles et ils faut les garder avec soin. La parole est aussi divine, car elle porte vie autant que l&rsquo;\u0153uf \u00e0 son \u00e9closion. Il va aussi de m\u00eame du Logos Eternel, la Parole faite chair, J\u00e9sus-Christ la V\u00e9rit\u00e9 Eternelle du P\u00e8re. Par ailleurs, il faut reconna\u00eetre que l\u2019\u0153uvre\u00a0<\/span><span class=\"_5yl5\"> est aussi ancr\u00e9e dans la litt\u00e9rature orale avec le style de l&rsquo;arbre \u00e0 parlabres avec les enfants et Madame Louise.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le livre, le souffle est saccad\u00e9 et haut. Le style est alerte et rend compte de la n\u00e9cessit\u00e9 aussi bien pour l&rsquo;auteur que ses personnages de se vider du poids de la souffrance qui p\u00e8se sur leur c\u0153ur. Et tout va vite comme dans <strong><em>Une si longue lettre<\/em><\/strong> de Mariama BA. Le style \u00e0 souhait po\u00e9tique, les phrases voulues courtes, acc\u00e9l\u00e8rent le rythme cardiaque du lecteur et l&rsquo;\u00e9touffent parfois. L&rsquo;encha\u00eenement des interventions des enfants et la distribution de la parole font du livre un pur d\u00e9lice. Quand on y ajoute la qualit\u00e9 du papier et le travail presque exquis de la maison d&rsquo;\u00e9dition en ce qui concerne la relecture pour traquer les fautes, l&rsquo;on peut dire que \u00ab\u00a0<em><strong>Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence<\/strong><\/em>\u00a0\u00bb est une belle \u0153uvre. Et il faut dire qu&rsquo;elles sont d&rsquo;une tr\u00e8s grande facture les r\u00e9flexions et les analyses de l&rsquo;auteur qui dans son \u0153uvre a m\u00eal\u00e9 au roman, deux autres genres que sont \u00a0l&rsquo;essai et la po\u00e9sie. Il n&rsquo;a pas que racont\u00e9. Mais il s&rsquo;est servi des faits propos\u00e9s dans son roman pour inqui\u00e9ter nos consciences, pour poser \u00e0 l&rsquo;univers ses questions, pour interroger les d\u00e9cideurs et les allumeurs de guerre. L&rsquo;\u0153uvre est par ailleurs rempli d&rsquo;intertextualit\u00e9s. On y d\u00e9couvre des relents de Amadou Kourouma in \u00ab\u00a0<em><strong>En attendant le vote des b\u00eates sauvages<\/strong><\/em>\u00a0\u00bb avec le personnage commun de Koyaga, et in \u00ab\u00a0<em><strong>Allah n&rsquo;est pas oblig\u00e9<\/strong><\/em>\u00a0\u00bb avec les r\u00e9cits de guerre mis dans a bouche des enfants. On y sent aussi un peu de Sony Labou Tansi. Mais ce qui frappe, c&rsquo;est le courage de l&rsquo;auteur de produire une \u0153uvre d&rsquo;une crudit\u00e9 violente. Si Amadou Kourouma a us\u00e9 d&rsquo;un style d\u00e9jant\u00e9 pour amoindrir un peu les douleurs de son personnage, Jean-Patrice y est all\u00e9 sans gants. Il d\u00e9crit les sc\u00e8nes sans m\u00e9nager la sensibilit\u00e9 des lecteurs. Et cela est certainement d\u00fb \u00e0 la th\u00e9rapie de choc, sans anesth\u00e9sie, qu&rsquo;il pr\u00e9conise pour nos consciences. Il veut dans ce livre, nous mettre en face de nos responsabilit\u00e9s et aussi des d\u00e9g\u00e2ts monstrueux caus\u00e9s par notre indiff\u00e9rence et nos silences coupables. C&rsquo;est ce que symbolise justement la premi\u00e8re de couverture o\u00f9 sur un oc\u00e9an de sang, tangue une barque ivre et sans voile. Dans la barque, on voit deux silhouettes noires qui repr\u00e9sentent, sinon les fant\u00f4mes, du moins les loques humaines que deviennent les enfants apr\u00e8s les guerres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-3783 aligncenter\" src=\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/j-p-DAKO.jpg\" alt=\"\" width=\"360\" height=\"480\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/j-p-DAKO.jpg 360w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/j-p-DAKO-225x300.jpg 225w\" sizes=\"(max-width: 360px) 100vw, 360px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Patrice DAKO est un jeune b\u00e9ninois, vivant en France o\u00f9 il pr\u00e9pare son doctorat en Litt\u00e9rature g\u00e9n\u00e9rale et compar\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Perpignan via Domitia. \u00ab\u00a0<em><strong>Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence<\/strong><\/em>\u00a0\u00bb (222 pages) est son premier roman. Mais comme premi\u00e8re \u0153uvre, c&rsquo;est un pur d\u00e9lice. On a du plaisir \u00e0 le lire et l&rsquo;on d\u00e9couvre, apr\u00e8s avoir pleur\u00e9 le long des r\u00e9cits insoutenables, qu&rsquo;il y a toujours un nouveau soleil qui se l\u00e8vera pour \u00e9clairer nos horizons bouch\u00e9s. L&rsquo;\u0153uvre est grande de par sa qualit\u00e9. Elle est dense de par sa facture et les th\u00e9matiques qui y sont trait\u00e9es. Qu&rsquo;elle ouvre sur un long monologue en guise de prologue introduit par une citation de John Kennedy et des regrets du narrateur, il faut r\u00e9aliser que l&rsquo;auteur a su situer les r\u00e9cits dans le temps et l&rsquo;espace o\u00f9 les faits se sont d\u00e9roul\u00e9s. Volontiers, on y lit \u00ab\u00a0<em>le camp des r\u00e9fugi\u00e9s d&rsquo;Agam\u00e9\u00a0\u00bb, Lokossa, Cadj\u00e8houn, Dantokpa, S\u00e8m\u00e9, Oumako<\/em>, etc; , autant de lieux qui nous sont connus. Y sont aussi pr\u00e9sentes des expressions en langue Mina (Cf. P 81). Quand on ferme ce livre, on ouvre les yeux sur ce qu&rsquo;est la guerre. On en voit mieux l&rsquo;horreur ainsi que l&rsquo;incongruit\u00e9, l&rsquo;absurdit\u00e9, la sottise et l&rsquo;inutilit\u00e9 d&rsquo;en faire l&rsquo;exp\u00e9rience.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Destin Mahulolo<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence\u00a0\u00bb: quand le sang innocent gicle \u00e0 la joie des vautours Jean-Patrice DAKO vient de publier aux Editions plurielles (Cotonou, 2018)un roman profond\u00e9ment bouleversant, \u00e0 la limite r\u00e9voltant, violent et d\u00e9chirant : \u00ab\u00a0Les rescap\u00e9s de l&rsquo;indiff\u00e9rence\u00ab\u00a0. 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