{"id":583,"date":"2017-08-14T01:01:20","date_gmt":"2017-08-14T01:01:20","guid":{"rendered":"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?p=583"},"modified":"2017-08-15T11:09:24","modified_gmt":"2017-08-15T11:09:24","slug":"583-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/583-3\/","title":{"rendered":"Une si longue lettre, Mariam BA"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-full wp-image-593\" src=\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/bbb.jpg\" alt=\"\" width=\"172\" height=\"292\" \/><\/p>\n<p>Chers amis, Biscottes litt\u00e9raires vous propose pour cette semaine, une \u00e9tude plus ou moins d\u00e9taill\u00e9e du\u00a0roman <strong><em>Une si longue lettre<\/em><\/strong>. Allons ensemble \u00e0 la d\u00e9couverte de ce chef d&rsquo;\u0153uvre de Mariam BA.<\/p>\n<p><strong><u>Bref aper\u00e7u de l&rsquo;auteur<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Mariama BA est n\u00e9e en 1929 \u00e0 Dakar au S\u00e9n\u00e9gal. Apr\u00e8s la mort de sa m\u00e8re, ce sont ses grands-parents maternels qui la prirent en charge. Envoy\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, elle fut une excellente \u00e9l\u00e8ve et devint en 1947 institutrice. Elle se maria et eut neuf enfants. Divorc\u00e9e, elle \u00e9leva seule ses enfants. Elle mourut apr\u00e8s une longue maladie du cancer en 1981, six mois apr\u00e8s la sortie de son roman. Son livre re\u00e7ut le prix Noma de litt\u00e9rature. Fut publi\u00e9 \u00e0 titre posthume en 1981, Un chant \u00e9carlate.<\/p>\n<p><strong><u>Bref r\u00e9sum\u00e9 du roman<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Ramatoulaye s&rsquo;est mari\u00e9e \u00e0 Modou Fall avec qui elle eut douze enfants. Mais ce dernier, avide de sang frais et de la chair fra\u00eeche et jeune, abandonna sa femme et ces douze enfants, et s&rsquo;attacha \u00e0 Bin\u00e9tou, une jeune lyc\u00e9enne, qui avait pratiquement le m\u00eame \u00e2ge que de sa propre fille Daba. De ce mariage, Ramatoulaye souffrit toutes les douleurs du monde. A la mort de son mari, sa belle-famille demanda qu&rsquo;elle \u00e9pous\u00e2t un fr\u00e8re du d\u00e9funt. Mais, elle s&rsquo;y opposa fermement. De m\u00eame, elle repoussa les avances de Daouda Dieng, un homme politique int\u00e8gre : \u00e0 son amour, Ramatoulaye pr\u00e9f\u00e9ra son amiti\u00e9. Elle adressa une longue lettre \u00e0 son amie d&rsquo;enfance A\u00efssatou r\u00e9sidant aux USA. Cette derni\u00e8re, tromp\u00e9e elle-aussi par son mari, ne se laissa pas amadouer. Elle divor\u00e7a sans coup f\u00e9rir et refit sa vie. Dans cette lettre, elle lui fit part de tout ce qu&rsquo;elle a v\u00e9cu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><u>Etude de quelques personnages<\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong><u>Ramatoulaye<\/u><\/strong> :\u00a0Personnage principal et narratrice du roman. Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son mari Modou Fall, elle refuse de suivre la tradition qui lui impose d&rsquo;\u00e9pouser un fr\u00e8re du d\u00e9funt. Elle accepte d&rsquo;\u00e9lever seule ses douze enfants en les ouvrant un peu \u00e0 la modernit\u00e9, car ne voulant pas leur faire subir ce quelle a v\u00e9cu. Tr\u00e8s croyante, elle a su rester elle-m\u00eame et pense qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, la femme ne doit plus \u00eatre un objet de plaisir pour l&rsquo;homme, ni celle qui doit s&rsquo;occuper uniquement du foyer.<\/p>\n<p><strong><u>Modou Fall<\/u><\/strong> : Epoux de Ramatoulaye. Il \u00e9pouse, Bin\u00e9tou, une jeune fille cong\u00e9n\u00e8re et amie de Daba, sa fille a\u00een\u00e9e.<\/p>\n<p><strong><u>Bin\u00e9tou<\/u><\/strong> : Jeune fille lyc\u00e9enne en classe de 1\u00e8re, pouss\u00e9e dans les griffes de Modou-Fall par la pauvret\u00e9. Elle \u00e9pousa Modou Fall, sous la pression de sa m\u00e8re qui voudrait avoir une vie heureuse. Malheureusement apr\u00e8s la mort de son mari, elle souffrit l&rsquo;enfer.<\/p>\n<p><strong><u>Daouda Dieng<\/u><\/strong> : Homme politique int\u00e8gre et monogame. Il d\u00e9sira \u00e9pouser Ramatoulaye \u00e0 la mort de Modou Fall. Il est le seul \u00e0 s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la cause f\u00e9minine au Parlement.<\/p>\n<p><strong><u>Daba<\/u><\/strong>: Fille a\u00een\u00e9e de Ramatoulayee et de Modou-Fall, elle est le symbole du progressisme dans le roman <strong><em>Une si longue lettre<\/em><\/strong>. A plusieurs reprises, elle a demand\u00e9 \u00e0 sa m\u00e8re de demander le divorce. Elle r\u00e9ussit sa vie et racheta la maison o\u00f9 logeaient Bin\u00e9tou et sa m\u00e8re.<\/p>\n<p><strong><u>A\u00efssatou<\/u><\/strong> : Amie d&rsquo;enfance de Ramatoulaye, elle claqua la porte apr\u00e8s les pressions de sa belle-m\u00e8re attach\u00e9e \u00e0 la question des castes et qui obligea Mawdo \u00e0 \u00e9pouser la petite Nabou. Elle ne put supporter cet avilissement. Et contrairement \u00e0 Ramatoulaye, elle divor\u00e7a.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><u>Etude de quelques th\u00e8mes<\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong><u>L&rsquo;amiti\u00e9<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s la lecture d&rsquo;Une si longue lettre, l&rsquo;on est tent\u00e9 d&rsquo;affirmer que l&rsquo;\u0153uvre est une hymne \u00e0 la gloire de l&rsquo;amiti\u00e9. Il s&rsquo;agit d&rsquo;ailleurs d&rsquo;une correspondance entre deux amies. Ramatoulaye et A\u00efssatou. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une amiti\u00e9 agissante qui a d&rsquo;ailleurs pouss\u00e9 A\u00efssatou \u00e0 offrir un v\u00e9hicule \u00e0 Ramatoulaye. Cette amiti\u00e9, Mariama BA en fait une valeur capitale, un degr\u00e9 sup\u00e9rieur auquel l&rsquo;amour est appel\u00e9 \u00e0 atteindre : \u00ab\u00a0<strong><em>L&rsquo;amiti\u00e9 a des valeurs inconnues de l&rsquo;amour. Elle se fortifie dans les difficult\u00e9s, alors que les contraintes massacrent l&rsquo;amour<\/em><\/strong><em>.<\/em>\u00a0\u00bb On comprend alors la dose de confiance qu&rsquo;a Ramatoulaye en A\u00efssatou en lui ouvrant son coeur : \u00ab\u00a0<strong><em>Amie, Amie, Amie!<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (P.2) \u00ab\u00a0<strong><em>La confidence noie la douleur<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0. La foi en l&rsquo;amiti\u00e9 a permis aux deux amies de s&rsquo;affirmer face \u00e0 leur sort de femme qu&rsquo;essaie de torpiller une tradition imitoyable.<\/p>\n<p><strong><u>Le poids de la tradition<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Le poids de la tradition en Afrique n&rsquo;est as \u00e0 n\u00e9gliger. Ici, Mariama BA essaie de mettre en lumi\u00e8re toutes les pesanteurs sociales g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par la rigidit\u00e9 de certaines normes traditionnelles qui chosifient par exemple la femme. En t\u00e9moignent les nombreuses pressions subies par Ramatoulaye pour devenir l&rsquo;\u00e9pouse de son beau-fr\u00e8re. Ici, la tradition se conjugue avec la religion musulmane. Or l&rsquo;Islam signifie \u00ab\u00a0soumission\u00a0\u00bb. Dans un tel contexte, aucune place n&rsquo;est accord\u00e9e \u00e0 la libert\u00e9 de choix. Les rites sont codifi\u00e9s dans le Coran et l&rsquo;on ne saurait y contrevenir. Toute la vie est r\u00e9gie par ce Coran. L&rsquo;auteure, tout en se soumettant \u00e0 Allah dont la Parole retentit dans le Livre Saint, envoie des dards \u00e0 cette soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 seul les hommes d\u00e9cident et oppriment les femmes, une soci\u00e9t\u00e9 plus ou moins ferm\u00e9e \u00e0 la modernit\u00e9 et aussi \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de voir une femme aller loin dans les \u00e9tudes :<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00ab\u00a0<strong><em>Apr\u00e8s son certificat d&rsquo;\u00e9tudes et quelques ann\u00e9es au lyc\u00e9e, la grande Nabou conseilla \u00e0 sa ni\u00e8ce de passer le concours d&rsquo;entr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole des sages-femmes \u00a0d&rsquo;Etat : \u00ab\u00a0Cette \u00e9cole est bien. L\u00e0, on \u00e9duque. Nulle guirlande sur les t\u00eates. Des jeunes filles sobres, sans boucles d&rsquo;oreilles, v\u00eatue de blanc, couleur de la puret\u00e9. (&#8230;) En v\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;instruction d&rsquo;une femme n&rsquo;est pas \u00e0 pousser. Et puis je me demande comment une femme peut gagner sa vie en parlant matin et soir.<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (P.39).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><u>L&rsquo;\u00e9mancipation de la femme<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Mariama BA a r\u00e9sum\u00e9 cette \u00e9mancipation dans cette pens\u00e9e \u00e0 l&rsquo;allure cat\u00e9gorique, r\u00e9volutionnaire et coupante : \u00ab\u00a0<strong><em>La femme ne doit plus \u00eatre l&rsquo;accessoire qui orne. L&rsquo;objet que l&rsquo;on d\u00e9place, la compagne qu&rsquo;on flatte ou calme avec des promesses. La femme est la racine premi\u00e8re et fondamentale de la nation o\u00f9 se greffe tout apport, d&rsquo;o\u00f9 part toute floraison. Il faut inciter la femme \u00e0 s&rsquo;int\u00e9resser davantage au sort de son pays.<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (P.75)<\/p>\n<p>Le combat de Mariama BAa pour l&rsquo;\u00e9mancipation de la gent f\u00e9minine, disons, son f\u00e9minisme, se veut le fer de lance du d\u00e9veloppement de la soci\u00e9t\u00e9 bas\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9quit\u00e9 et la justice. Elle assigne \u00e0 cette \u00e9mancipation, une mission unique : que la femme sorte de la cuisine pour b\u00e2tir la soci\u00e9t\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s des hommes. Elle \u00e9crit en substance: \u00ab\u00a0<strong><em>Mon coeur est en f\u00eate chaque fois qu&rsquo;une femme \u00e9merge de l&rsquo;ombre<\/em><\/strong>.\u00a0\u00bb (108). L&rsquo;auteure plaide pour que les filles aient les m\u00eames chances que les hommes. Voici sa p\u00e9roraison : \u00ab\u00a0<strong><em>Allez leur expliquer qu&rsquo;une femme qu&rsquo;une femme qui travaille n&rsquo;en est pas moins responsable de son foyer.<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (P28). Qu&rsquo;elle insiste pour que la femme prenne son destin en main, elle en donne le ton en refusant de se remarier avec son beau-fr\u00e8re, et malgr\u00e9 des moyens limit\u00e9s, en d\u00e9cidant de s&rsquo;occuper de ses douze enfants. On le voit aussi dans l&rsquo;attitude de son amie A\u00efssatou dont voici les derniers mots de la lettre qu&rsquo;elle laissa \u00e0 Mawdo avant de s&rsquo;en aller : \u00ab\u00a0<strong><em>Je me d\u00e9pouille de ton amour, de ton nom. V\u00eatue du seul habit valable de la dignit\u00e9, je poursuis ma route. Adieu. A\u00efssatou\u00a0\u00bb<\/em><\/strong> (P.42). L&rsquo;attitude de Daba la classe d&#8217;embl\u00e9e dans cette cat\u00e9gorie de femmes qui ne veulent pas se faire marcher dessus, mais qui sont d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 arracher leur place dans une soci\u00e9t\u00e9 phallocratique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><u>La famille<\/u><\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;auteure en fait le nerf de la soci\u00e9t\u00e9, rejoignant ainsi Aim\u00e9 CESAIRE qui affirmait par la bouche du Roi Christophe : \u00ab\u00a0<strong><em>Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;Etat stable sans famille stable; pas de famille stable sans femme stable<\/em><\/strong><em>\u00ab\u00a0. <\/em>(Trag\u00e9die du Roi Christophe, P.89). La ligne de Mariama BA est claire : \u00ab\u00a0<strong><em>Ce sont toutes les familles, riches ou pauvres, unies ou d\u00e9chir\u00e9es, conscientes ou irr\u00e9fl\u00e9chies qui constituent la nation. La r\u00e9ussite d&rsquo;une nation passe irr\u00e9m\u00e9diablement par la famille<\/em><\/strong>.\u00a0\u00bb (P.109). L&rsquo;auteure est consciente du danger que courent les nations si la famille est bafou\u00e9e. Voil\u00e0 pourquoi elle insiste pour que chaque membre du couple y joue son r\u00f4le, et aussi que la vie et la morale soit au coeur de la famille : \u00ab\u00a0<strong><em>L&rsquo;existence de moyens de contraception ne doit pas mener \u00e0 un d\u00e9cha\u00eenement de d\u00e9sirs et d&rsquo;instincts.<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0. Mariama BA plaide pour que la famille redevienne le sanctuaire de la vie, la premi\u00e8re \u00e9cole o\u00f9 l&rsquo;enfant est \u00e9duqu\u00e9.<\/p>\n<p><strong><u>L&rsquo;\u00e9ducation<\/u><\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;on ne saurait \u00e9tudier cette \u0153uvre sans aborder la question de l&rsquo;\u00e9ducation. Mariama BA en fait d&rsquo;ailleurs la pierre angulaire de la soci\u00e9t\u00e9, l&rsquo;avenir de l&rsquo;individu. M\u00e9tier noble et sensible, elle est tout aussi d\u00e9licate et exigeante : \u00a0\u00bb <strong><em>Chaque m\u00e9tier <\/em><\/strong>(&#8230;) <strong><em>m\u00e9rite consid\u00e9ration. Le n\u00f4tre<\/em><\/strong> (celui d&rsquo;\u00e9duquer) <strong><em>n&rsquo;admet pas l&rsquo;erreur<\/em><\/strong>. O<strong><em>n ne badine pas avec la vie, et la vie, c&rsquo;est \u00e0 la fois le corps et l&rsquo;esprit. D\u00e9former une \u00e2me est aussi sacril\u00e8ge qu&rsquo;un assassinat<\/em><\/strong>.\u00a0\u00bb (P.31). Tout en chantant la gloire de l&rsquo;enseignant, Mariama BA pr\u00f4ne une \u00e9ducation \u00e0 la fois scolaire et domestique pour un \u00e9quilibre psychoaffectif r\u00e9el. \u00ab\u00a0<strong><em>A nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, nouvelle m\u00e9thode<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0, \u00e9crit-elle. Elle demande que les parents essaient de bien conna\u00eetre chacun de ses enfants afin de le prendre en charge tel qu&rsquo;il est, au lieu de chercher \u00e0 appliquer \u00e0 tous une m\u00e9thode standard : \u00ab\u00a0<strong><em>Des caract\u00e8res diff\u00e9rents requi\u00e8rent des m\u00e9thodes de redressements diff\u00e9rents. De rudesse ici, de la compr\u00e9hension l\u00e0. <\/em><\/strong>(&#8230;) \u00a0\u00bb (P.92)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><u>Port\u00e9e de livre<\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Une si longue lettre<\/em><\/strong> demeure un \u00ab\u00a0<em>lexique<\/em>\u00a0\u00bb des maux des soci\u00e9t\u00e9s africaines tiraill\u00e9es entre modernit\u00e9 et tradition. Sont encore d&rsquo;actualit\u00e9 les questions de phallocratie, de la pr\u00e9sence des femmes sur le champ politique, l&rsquo;\u00e9ducation, la jeunesse, la famille, la polygamie etc&#8230;Le comportement de Bin\u00e9tou, \u00e9l\u00e8ve en classe de 1\u00e8re qui se marie plut\u00f4t que de poursuivre ses \u00e9tudes, ce genre de comportement est encore observ\u00e9 dans notre soci\u00e9t\u00e9 aujourd&rsquo;hui. Des jeunes filles abandonnent les cours et pr\u00e9f\u00e8rent sortir avec \u00ab\u00a0des gros bonnets\u00a0\u00bb. Surviennent apr\u00e8s des grossesses qui oblit\u00e8rent leurs r\u00eaves et paralysent leur avenir. Par ailleurs, la r\u00e9alit\u00e9 du f\u00e9minisme se fait de plus en plus persistance et les femmes revendiquent leurs droits, crient leur d\u00e9pit d&rsquo;\u00eatre longtemps confin\u00e9es \u00e0 la cuisine ou r\u00e9duites \u00e0 \u00ab\u00a0fabriquer\u00a0\u00bb des enfants et \u00e0 prendre soin de leur mari et leur belle-famille. Certaines femmes \u00ab\u00a0\u00e9mancip\u00e9es\u00a0\u00bb secouent le joug de la tradition et divorcent sans crier gare, abandonnant parfois malheureusement les fruits de leurs entrailles et arguant que : \u00ab\u00a0<strong><em>Le mariage n&rsquo;est pas une chaine. C&rsquo;est une adh\u00e9sion r\u00e9ciproque \u00e0 un programme de vie. Et puis si l&rsquo;un des conjoints ne trouve plus son couple dans cette union, pourquoi devrait-il rester<\/em>?<\/strong>\u00a0\u00bb (P;89).<\/p>\n<p>Avec ce livre, se pose en des termes assez clairs la question du f\u00e9minisme aujourd&rsquo;hui. Le f\u00e9minisme est-il une lutte pour une inversion des r\u00f4les dans le couple? Donne-t-il aux femmes le pouvoir de manquer de respect \u00e0 leurs maris? Est-ce vraiment du \u00ab\u00a0<strong><em>Tu gagnes, je gagne, alors tu sors, je sors<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0? La question m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre pos\u00e9e quand on voit ce qui se passe dans nos soci\u00e9t\u00e9s de nos jours o\u00f9 au nom de l&rsquo;\u00e9mancipation, des femmes confient l&rsquo;\u00e9ducation des enfants \u00e0 des domestiques, dites \u00ab\u00a0bonnes\u00a0\u00bb dont elles ne connaissent pas toujours la moralit\u00e9.<\/p>\n<p>********************************<\/p>\n<p>Au demeurant, <strong><em>Une si longue lettre<\/em><\/strong> est un livre \u00e0 la fois plaisant et poignant. La narratrice est en m\u00eame temps un personnage. Nous sommes l\u00e0 en face d&rsquo;une focalisation interne. L&rsquo;auteure y a mis toute sa f\u00e9minit\u00e9, sa po\u00e9sie et sa ma\u00eetrise des proverbes et maximes de son terroir. L&rsquo;\u0153uvre est d&rsquo;une musicalit\u00e9 suave. Elle nous renvoie r\u00e9fl\u00e9chir sur nos traditions et la place faite \u00e0 la femme dans nos soci\u00e9t\u00e9s. A travers la r\u00e9ussite des personnages telles que Daba et A\u00efssatou, l&rsquo;auteure entrevoit une issue favorable \u00e0 l&rsquo;\u00e9pineuse question de l&rsquo;\u00e9mancipation de la femme m\u00eame si elle demeure interrogative face \u00e0 la r\u00e9ticence de certaines femmes dont Nabou, la petite Nabou, Bin\u00e9tou. Elle a espoir que les mentalit\u00e9s changeront et que se l\u00e8veront pour le bonheur de tous, d&rsquo;autres femmes de fer telle que <strong><em>La Grande Royale<\/em><\/strong> de <strong><em>L&rsquo;aventure ambigu\u00eb<\/em><\/strong> de Cheikh Hamidou Kane. L&rsquo;avenir nous le dira&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Claude K. OBOE<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chers amis, Biscottes litt\u00e9raires vous propose pour cette semaine, une \u00e9tude plus ou moins d\u00e9taill\u00e9e du\u00a0roman Une si longue lettre. Allons ensemble \u00e0 la d\u00e9couverte de ce chef d&rsquo;\u0153uvre de Mariam BA. 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