{"id":680,"date":"2017-08-21T15:12:52","date_gmt":"2017-08-21T15:12:52","guid":{"rendered":"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?p=680"},"modified":"2017-08-21T15:12:52","modified_gmt":"2017-08-21T15:12:52","slug":"lorage-seydou-badian-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/","title":{"rendered":"Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-681 alignleft\" src=\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5.jpg\" alt=\"\" width=\"245\" height=\"245\" srcset=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5.jpg 192w, https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5-150x150.jpg 150w\" sizes=\"(max-width: 245px) 100vw, 245px\" \/>Bonjour chers amis, \u00ab\u00a0<strong><em>Biscottes Litt\u00e9raires<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb est ravie de vous savoir int\u00e9ress\u00e9s par ses productions. vos remarques et suggestions nous font beaucoup de bien et nous sommes heureux de vous savoir de plus en plus n\u00f4tres. Comme nous vous l&rsquo;avons promis, chaque semaine, nous pr\u00e9senterons, dans la rubrique \u00ab\u00a0Autour d&rsquo;une \u0153uvre\u00a0\u00bb un livre. Vous avez remarqu\u00e9 que depuis quelques semaines, nous essayons de braquer nos projeteurs sur des \u0153uvres au programme dans les lyc\u00e9es et coll\u00e8ges du B\u00e9nin. Cette semaine, nous irons \u00e0 la d\u00e9couverte d&rsquo;une oeuvre remarquable dont l&rsquo;\u00e9vocation du titre dit tout de l&rsquo;ouvrage:\u00a0<strong><em>Sous l\u2019orage<\/em><\/strong><em>,\u00a0<\/em>paru aux Editions Pr\u00e9sence Africaine, \u00e0 Paris, en 1963. L&rsquo;\u00e9dition que nous \u00e9tudions ici, est celle de 1972, de la m\u00eame maison d&rsquo;\u00e9dition. N&rsquo;ayez pas peur de l&rsquo;orage. Tout est pr\u00e9vu pour votre s\u00e9curit\u00e9. Les vents vous seront favorables. Bonne aventure \u00e0 vous, en compagnie de Seydou Kouyat\u00e9 BADIAN.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>En guise d&rsquo;introduction<\/strong><\/p>\n<p>A la suite de la colonisation, l\u2019\u00e9cole \u00e9trang\u00e8re a \u00e9t\u00e9 introduite en Afrique. Les jeunes africains instruits sont entr\u00e9s ainsi en contact avec la culture occidentale. Or les valeurs de cette culture s\u2019opposent sur plusieurs plans \u00e0 celles des civilisations africaines. De la rencontre des deux cultures est alors n\u00e9 un conflit, un choc culturel et civilisationnel qui n&rsquo;a pas \u00e9pargn\u00e9 la g\u00e9n\u00e9ration des anciens pour la plupart conservateurs et celle des jeunes influenc\u00e9s et attir\u00e9s par l&rsquo;Occident. C\u2019est ce ph\u00e9nom\u00e8ne social que Seydou Badian pr\u00e9sente \u00e0 travers son ouvrage intitul\u00e9\u00a0<strong><em>Sous l\u2019orage<\/em><\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Bref aper\u00e7u de l\u2019auteur<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Bamako le 10 avril 1928, Seydou Kouyat\u00e9 BADIAN est de nationalit\u00e9 malienne. Il fit ses \u00e9tudes primaires et secondaires dans sa ville natale, puis continua celles secondaires \u00e0 Montpellier en France. Il devint officiellement en 2009 Seydou Badian Noumbo\u00efna (le nom d\u2019un village de Macina.<\/p>\n<p>Il est l\u2019auteur, entre autres ouvrages, de\u00a0<strong>Sous l\u2019orage<\/strong>,\u00a0<strong>Les dirigeants africains face au destin de leur peule<\/strong>, publi\u00e9 en 1964\u00a0;\u00a0<strong>Le sang des masques<\/strong>\u00a0en 1976,\u00a0<strong>Noces sacr\u00e9es en<\/strong>\u00a01977,\u00a0<strong>La saison des pi\u00e8ges\u00a0<\/strong>en 2007.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Autour du titre et un petit regard sur le paratexte<\/strong><\/p>\n<p>Au sens propre, l\u2019orage signifie une perturbation atmosph\u00e9rique par un grand vent suivi de pluie. Au sens figur\u00e9, l\u2019orage est une tension ou un probl\u00e8me ou encore un conflit.<\/p>\n<p>L&rsquo;orage dans le titre nous donne une id\u00e9e d\u00e9j\u00e0 de ce qui nous attend dans le livre.<\/p>\n<p>Sur la premi\u00e8re de couverture, la couleur rouge peut signifier les probl\u00e8mes, les difficult\u00e9s ou le conflit qu\u2019on peut rencontrer dans le livre. On peut y voir aussi les dangers que constitue pour les traditions africaines, la rencontre avec l&rsquo;Occident, \u00e0 travers l&rsquo;\u00e9cole. Le noir repr\u00e9sente dans le continent africain le deuil de certaines pratiques qui n&rsquo;ont plus droit de cit\u00e9. Le jaune enfin peut \u00eatre le soleil de renouveau pour l&rsquo;humanit\u00e9 enti\u00e8re du fait des brassages culturels, car \u00e0 y voir de pr\u00e8s, ce n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;Afrique qui gagne dans cette rencontre, mais aussi l&rsquo;Europe.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Bref r\u00e9sum\u00e9 du livre<\/strong><\/p>\n<p>Le p\u00e8re Benfa d\u00e9cide de donner en mariage sa fille, Kany \u00e0 un riche commer\u00e7ant Famagan, d\u00e9j\u00e0 mari\u00e9. Cette d\u00e9cision cr\u00e9e une vive tension dans la famille, puisque le refus de Kany qui aime secr\u00e8tement Samou divise la famille en deux partis: le parti des jeunes et celui des anciens. Le p\u00e8re Benfa lit de l&rsquo;insubordination dans l&rsquo;attitude de sa fille. Or Kany est soutenue par son jeune fr\u00e8re Birama. Et comme pour punir Kany et Birama de vouloir lui tenir t\u00eate, leur p\u00e8re, les renvoie au village chez l\u2019oncle Djigui. Ici, ils d\u00e9couvrent certaines valeurs jusque-l\u00e0 inconnues d&rsquo;eux. De son c\u00f4t\u00e9, le fianc\u00e9 de Kany, celui qu&rsquo;elle s&rsquo;est choisi, Samou, ne se sent pas le courage d&rsquo;abandonner son amour. Aid\u00e9 de ses amis, il entend jouer toutes les cartes dont il dispose pour que triomphe leur amour. Si le p\u00e8re Benfa se montre intransigeant et hostile \u00e0 tout dialgue, Maman T\u00e9n\u00e9, la m\u00e8re de Kany, est, quant \u00e0 elle, partag\u00e9e entre son mari et sa fille; mais ne peut l\u2019exprimer. Sibiri, le grand fr\u00e8re, soutient le p\u00e8re Benfa, car pour lui, la femme doit respect et ob\u00e9issance aux grands, surtout \u00e0 la tradition. La lutte est farouche. Mais, \u00e0 la fin, une porte de sortie s\u2019ouvre gr\u00e2ce \u00e0 la m\u00e9diation du p\u00e8re Djigui, fr\u00e8re du p\u00e8re Benfa.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Etude de quelques personnages<\/strong><\/p>\n<p>Les personnages dans\u00a0<strong><em>Sous l&rsquo;orage<\/em><\/strong>, peuvent \u00eatre class\u00e9s en deux groupe. Il y a d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les \u00ab\u00a0modernistes\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0<strong><em>les hommes de la rupture<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0, ces jeunes qui sont all\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cole \u00e9trang\u00e8re et qui ne veulent pas que les vieux leur imposent des choix \u00e0 faire. Ils veulent s\u2019affirmer et se battent ainsi pour que chacun d\u00e9cide de sa destin\u00e9e, et aussi pour un nouveau monde. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, les traditionalistes avec le p\u00e8re Benfa en t\u00eate de liste, d\u00e9fendent vivement la coutume, la sagesse ancestrale. Eux, ils parlent de\u00a0<strong><em>continuit\u00e9<\/em><\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le groupe des modernistes\u00a0<\/strong>ou \u00ab\u00a0<strong><em>les hommes de la rupture<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0,<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Kany<\/strong>\u00a0: H\u00e9ro\u00efne du roman, c\u2019est autour d\u2019elle et de son projet de mariage avec Samou,que s\u2019organise l\u2019intrigue du livre. Ayant \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole, et beaucoup plus longtemps que le font habituellement les filles de son \u00e2ge et de son temps, Kany r\u00eave d\u2019un destin moderne\u00a0: une vie \u00e0 l\u2019occidentale. En effet, elle voulait poursuivre ses \u00e9tudes afin d\u2019avoir un bon m\u00e9tier et \u00e9pouser celui qu\u2019elle aime. C\u2019est d\u2019ailleurs ce d\u00e9sir qui l\u2019oppose \u00e0 son p\u00e8re. Elle n\u2019accepte pas que son p\u00e8re lui impose un mari, de surcroit, un polygame. Bravant tout danger, elle a affront\u00e9 son p\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Birama<\/strong>\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019insolent de la famille\u00a0\u00bb selon les mots de son grand-fr\u00e8re Sibiri. C\u2019est un personnage caract\u00e9ristique de sa g\u00e9n\u00e9ration. Il est le jeune fr\u00e8re de Kany et est plus proche de celle-ci par les circonstances puisqu\u2019il est son compagnon d\u2019exil au village. Ayant \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole, il repr\u00e9sente les jeunes hommes en qui les anciens mettent \u00e0 juste titre tout leur espoir. Mais l\u2019\u00e9cole lui \u00ab\u00a0a tourn\u00e9 la t\u00eate\u00a0\u00bb et il ne se cache pas \u00e0 s\u2019opposer ouvertement aux d\u00e9cisions de son p\u00e8re et de tous ces anciens attach\u00e9s \u00e0 la tradition.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Samou\u00a0<\/strong>: Jeune coll\u00e9gien, il est l\u2019ami de Kany; son fianc\u00e9. Il manifeste pour elle \u00e0 la fois tendresse et fermet\u00e9 sachant la consoler et la rassurer lorsqu\u2019elle faiblit. Il est tr\u00e8s raisonnable et plein de bon sens. Il est un d\u00e9fenseur farouche de la modernit\u00e9 et un opposant de certaines valeurs traditionnelles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Maman T\u00e9n\u00e9<\/strong>\u00a0: elle est partag\u00e9e entre l\u2019amour pour sa fille et le respect de son mari. Vivant dans une famille polygamique et sachant bien ce qui lui arrive, elle ne souhaite pas que sa fille aussi vive les m\u00eames tribulations qu&rsquo;elle : \u00ab\u00a0<strong><em>Oui, maman T\u00e9n\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9laiss\u00e9e par le p\u00e8re Benfa d\u00e8s que ce dernier avait \u00e9pous\u00e9 ses deux jeunes femmes. Il avait transport\u00e9 ses affaires chez ses nouvelles \u00e9pouses et \u00e9tait devenu \u00e9tranger pour maman T\u00e9n\u00e9. Elle ne plaisantait plus avec elle, ne se confiait plus \u00e0 elle.<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (Pp. 73-74)Mais n\u2019ayant pas la voix au chapitre, elle subit. Entre la tradition et la modernit\u00e9, elle est ind\u00e9cise. La seule choses qu\u2019elle veut, c\u2019est que la paix r\u00e8gne dans sa famille. Elle aime bien sa fille, et pour elle a cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;autorit\u00e9 pour devenir l&rsquo;amie, la confidente. L&rsquo;auteur \u00e9crit: \u00ab\u00a0<strong><em>Maman T\u00e9n\u00e9 avait les larmes aux yeux. Sa voix n\u2019\u00e9tait plus celle de l\u2019autorit\u00e9, mais de l\u2019amiti\u00e9 et de l\u2019amour. On e\u00fbt dit qu\u2019elle comprenait Kany, qu\u2019elle savait que ce mariage \u00e9tait une \u00e9preuve pour elle<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (P.73)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le p\u00e8re Djigui<\/strong>\u00a0: \u00ab\u00a0Sage parmi les sages\u00a0\u00bb P.158), il est la pi\u00e8ce ma\u00eetresse du d\u00e9nouement du diff\u00e9rend qui oppose Kany et son p\u00e8re. Fr\u00e8re a\u00een\u00e9 du p\u00e8re Benfa, le p\u00e8re Djigui est rest\u00e9 au village. Moulu dans les pratiques ancestrales, il a pourtant convaincu son fr\u00e8re pour que ce dernier laisse le choix aux jeunes de s&rsquo;exprimer.<\/p>\n<p>Le groupe des traditionalistes<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le p\u00e8re Benfa<\/strong>\u00a0: Il se consid\u00e8re comme le ma\u00eetre absolu, comme le conseiller supr\u00eame. Bon \u00e9poux et bon p\u00e8re de famille, il assure la responsabilit\u00e9 mat\u00e9rielle de sa famille. Mais, il est un vrai d\u00e9fenseur de la tradition. Son fanatisme et son orgueil vont l\u2019amener \u00e0 se faire mal voir de Kany et Birama. Pour lui, la femme n\u2019a pas le droit \u00e0 la parole, mais doit ob\u00e9ir sans r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce qu\u2019on lui dit. On pourrait le d\u00e9finir comme \u00e9tant un homme qui se bat pour que la tradition garde toujours ses jours de noblesse. Il est donc en un mot, un conservateur. Ses paroles sont sans appel : \u00ab\u00a0<strong><em>&#8211; Que je ne vous voie plus ensemble, avait ordonn\u00e9 le p\u00e8re de Kany, tu auras le mari que je voudrai<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (P.22)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Sibiri\u00a0:\u00a0<\/strong>Fils ain\u00e9 du p\u00e8re Benfa et grand-fr\u00e8re de Kany et Birama entre autres, il est un vrai d\u00e9fenseur de la tradition. Le respect des ain\u00e9s pour lui est sacr\u00e9. Ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 dans la plus stricte tradition, il est l\u2019h\u00e9ritier des coutumes d\u00e9fendues par son p\u00e8re. Il a une dent aiguis\u00e9e contre l\u2019\u00e9cole \u00e9trang\u00e8re, qui selon lui, d\u00e9truit les valeurs culturelles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Maman Coumba<\/strong>\u00a0: m\u00e8re de Samou.\u00a0 C\u2019est une veuve. Elle souhaite que son fils \u00e9pouse la fille de son oncle. La tradition existe pour \u00eatre respect\u00e9e, selon elle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Famagan<\/strong>\u00a0: riche commer\u00e7ant, il est le prototype de la polygamie. C\u2019est lui qui voudrait \u00e9pouser Kany pour en faire sa \u00e9ni\u00e8me femme. Il pense que son argent peut tout acheter, surtout l\u2019amour de Kany.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Fadiga le muezzin<\/strong>\u00a0: Opposant de la modernit\u00e9, il n&rsquo;entend pas faire bon accueil \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole occidentale. Ce passage illustre \u00e0 merveille sa position. Il \u00ab\u00a0(&#8230;)\u00a0<strong><em>disait \u00e0 qui voulait l\u2019entendre que l\u2019\u00e9cole \u00e9tait l\u2019ennemi de la famille&#8230; Le muezzin ajoutait que les filles qui fr\u00e9quentent ce milieu cherchent \u00e0 tout r\u00e9soudre par d\u2019elles-m\u00eames et que certaines vont jusqu\u2019\u00e0 vouloir se choisir leur mari\u00a0! Ma fille \u00e0 moi ne verra jamais les portes de ce lieu\u00a0\u00bb, concluait le muezzin en crachant sa cola et en se tapant les cuisses\u00a0<\/em><\/strong>\u00bb. (P.22)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Etude de quelques th\u00e8mes<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le mariage<\/strong>\u00a0: Ce n\u2019est pas seulement trouver deux personnes \u00e0 mettre ensemble pour une vie commune qu\u2019est le mariage. C\u2019est un choix qui se fait. Dans la tradition, la femme n\u2019a pas \u00e0 d\u00e9cider de son mari. La famille s\u2019en charge pour elle. Elle ob\u00e9it. D\u2019ailleurs, son r\u00f4le consiste seulement \u00e0 procr\u00e9er et non autre chose. Le mariage dans ce contexte rel\u00e8ve de la libre initiative du p\u00e8re de famille qui n&rsquo;a cure de la volont\u00e9 des enfants et de leur m\u00e8re, encore moins des sentiments de la fille. A cet effet, le dialogue entre Kany et sa m\u00e8re est assez saisissant :<\/p>\n<p><strong><em>&#8211; Kany, ton p\u00e8re et tes fr\u00e8res se sont r\u00e9unis. Ils ont d\u00e9cid\u00e9 que tu \u00e9pouseras Famagan. (&#8230;)<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>&#8211; Je n&rsquo;aime pas Famagan, je n&rsquo;aime pas Famagan, cria Kany au milieu des sanglots.<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>&#8211; Il n&rsquo;est pas question d&rsquo;aimer, fit Maman T\u00e9n\u00e9. Tu dois ob\u00e9ir; tu ne t&rsquo;appartiens pas et tu ne dois rien vouloir. C&rsquo;est ton p\u00e8re qui est le ma\u00eetre et ton devoir est d&rsquo;ob\u00e9ir. Les choses sont ainsi depuis toujours.<\/em><\/strong><strong>\u00a0<\/strong>(Pp. 71-72)<\/p>\n<p>L&rsquo;ob\u00e9issance ici devrait conduire Kany \u00e0 accepter d&rsquo;\u00e9pouser Famagan, un polygame. Elle aura ainsi le m\u00eame statut que sa m\u00e8re : \u00e9pouse de polygame. La polygamie s&rsquo;oppose au mariage entre un homme et une femme exclusivement. L&rsquo;homme ici s&rsquo;entoure d&rsquo;autant de femmes qu&rsquo;il d\u00e9sire, la tradition le lui permet. Chaque \u00e9pouse se d\u00e9brouille pour veiller sur ses enfants. Les co\u00e9pouses se livrent \u00e0 des querelles intestines. L&rsquo;homme \u00e9tend la puissance de son moi dominateur sur ses \u00e9pouses. Dans ce cas, le mariage se r\u00e9duit \u00e0 une union pour la procr\u00e9ation. L&rsquo;amour importe peu. La richesse du polygame et sa notori\u00e9t\u00e9 servent de paravent pour les \u00e9pouses, et de motif d&rsquo;orgueil pour le m\u00e2le qui se plastronne \u00e9talant ses femmes et enfants comme des troph\u00e9es de guerre. Et le th\u00e8me du mariage relance en m\u00eame temps le statut de la femme qui n&rsquo;est consid\u00e9r\u00e9e que la chose qui ob\u00e9it.<\/p>\n<p>Si parler de mariage, c&rsquo;est aussi \u00e9voquer \u00ab\u00a0en principe\u00a0\u00bb l&rsquo;amour, Seydou BADIAN remet en cause les d\u00e9finitions plurielles qui se propagent \u00e0 peu de sous sur l&rsquo;amour.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;amour<\/strong>: Certes, c&rsquo;est au nom de son amour pour Samou que Kany refuse d\u2019\u00e9pouser Famagan. Elle est pr\u00eate \u00e0 tout pour d\u00e9fendre ce qui lui revient. Mais est-ce pour autant vrai que Famagan cherche l\u2019amour en voulant \u00e9pouser Kany, cette fille moderne en qui il d\u00e9couvre une beaut\u00e9 rarissime, une chair fra\u00eeche ? On sait que c&rsquo;est par amour fraternel pour sa Kany que Birama refuse de se faire dominer par les exigences de la tradition. Mais est-ce vraiment par amour filial que le p\u00e8re Benfa se fait sourd aux cris de d\u00e9tresse de sa fille qu&rsquo;il est d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 envoyer dans les pattes du polygame repu et r\u00e9put\u00e9 qu&rsquo;est Famagan? C\u2019est certainement par amour pour la tradition que les anciens refusent de fl\u00e9chir et de laisser ces jeunes les \u00ab\u00a0regarder dans le visage\u00a0\u00bb au point de les d\u00e9fier. On ne saurait douter des liens d&rsquo;amour vrai et sinc\u00e8re entre Samou et Kany. Et c&rsquo;est justement pour la cause de cette idylle que Samou a d\u00fb se battre. Mais Maman T\u00e9t\u00e9, pourquoi n&rsquo;est-elle pas partie de cher le p\u00e8re Benfa quand elle a d\u00e9couvert que ce dernier l&rsquo;avait abandonn\u00e9e, n\u00e9glig\u00e9e? Par amour pour ses enfants, assur\u00e9ment. Mais alors, quelle est finalement la place de l&rsquo;amour dans son mariage avec son mari? Pour l&rsquo;amour des enfants, elle est donc pr\u00eate \u00e0 se sacrifier et \u00e0 boire jusqu&rsquo;\u00e0 la lie la coupe de la soumission voire de l&rsquo;humiliation. Pour elle, le vrai amour sera peut-\u00eatre d&rsquo;ob\u00e9ir. Ce qu&rsquo;elle a toujours fait. C&rsquo;est l\u00e0 le secret pour \u00e9chapper aux orages qu&rsquo;elle pr\u00e9voyait dans le projet de mariage de sa fille. Mais, on ne peut le nier, \u00ab\u00a0<strong><em>Le p\u00e8re Benfa aimait bien Kany. Il parlait de son savoir \u00e0 tous les vieux du quartier. Il disait comment elle savait manier l\u2019\u00e9criture du blanc et avec quelle facilit\u00e9 elle savait lire les lettres d\u2019o\u00f9 elles vinssent. De temps en temps, il la faisait appeler devant la mosqu\u00e9e, et l\u00e0, au milieu de ses compagnons, lui faisait lire et traduire tout ce qui lui passait par la main. Alors, d\u2019un ton myst\u00e9rieux, il disait\u00a0: elle sait lire ce qui est \u00e9crit par la machine<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb. Et c&rsquo;est l\u00e0 que surgit la question: quel est en fin de compte le vrai visage du P\u00e8re BEnfa? S&rsquo;il a accept\u00e9 par amour que sa fille aille \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole du Blanc au point d&rsquo;en \u00eatre fi\u00e8re, d&rsquo;om vient-il alors qu&rsquo;il en arrive \u00e0 prendre en aversion cette m\u00eame Kany?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le conflit de g\u00e9n\u00e9rations: la tradition aux prises avec la modernit\u00e9<\/strong>. La tradition! Voil\u00e0 un th\u00e8me qui occupe une place importante du livre, et qui rime avec traditionalisme et conservatisme. Les anciens ne veulent pas laisser les valeurs culturelles et traditionnelles disparaitre ainsi \u00e0 cause de ces jeunes qui ne sont plus reconnaissants, et qui aspirent \u00e0 d&rsquo;autres univers et modes de vie. Le mariage forc\u00e9, le respect des ain\u00e9s et d\u2019autres valeurs traditionnelles sont d\u00e9fendus par ces \u00ab\u00a0anciens\u00a0\u00bb qui s\u2019accrochent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment \u00e0 ce qui leur reste de la vie. En face, l<strong>a modernit\u00e9\u00a0<\/strong>incarn\u00e9e par ces jeunes qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Ces derniers, \u00e0 travers leur prise de position, se mettent opposition aux valeurs traditionnelles. C\u2019est en cela Birama affirmait\u00a0: \u00ab\u00a0<strong>le monde change et nous devons vivre avec notre<\/strong>\u00a0\u00bb. Chaque camp essaie alors de d\u00e9fendre ses int\u00e9r\u00eats. L\u2019\u00e9cole a su mettre dans la t\u00eate de ces jeunes qu\u2019il y a une autre mani\u00e8re de vivre, un monde scientifique.<\/p>\n<p>Il est bonde remarquer que la nouvelle conception que Kany a du mariage, lui vient de l&rsquo;\u00e9cole. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;elle a appris que le mariage est un acte libre et responsable. Et en revendiquant ce droit de d\u00e9cider et de choisir par elle-m\u00eame et pour elle-m\u00eame, elle entendait vivre en conformit\u00e9 avec les id\u00e9es qui la \u00ab\u00a0font\u00a0\u00bb d\u00e9sormais. Au m\u00eame moment, le p\u00e8re Benfa ne se voit pas en train de bafouer la tradition en laissant sa fille faire ce qu&rsquo;elle veut. Dans le m\u00eame sens, les anciens ne sauraient accepter que leurs propres enfants, leurs h\u00e9ritiers, crachent sur l&rsquo;h\u00e9ritage culturel et le diabolisent \u00e0 tous points de vue. Elle est d&rsquo;ailleurs claire cette maxime \u00e9nonc\u00e9e sur fond de reproche pleine d&rsquo;ironie: \u00ab\u00a0<strong><em>Le s\u00e9jour dans l&rsquo;eau ne transforme pas un tronc d&rsquo;arbre en crocodile.\u00a0<\/em><\/strong>\u00bb (P.56).<\/p>\n<p>Le conflit de g\u00e9n\u00e9ration, conflit aussi culturel, tient au fait que les jeunes inscrits \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole occidentale ont comme subi un lavage de cerveau qui ne leur fait voir leur culture que sous des aspects n\u00e9gatifs. Et quand ils sont en face de cette derni\u00e8re, ils ne la per\u00e7oivent justement que sous le prisme parfois hautain de l&rsquo;homme blanc. Et c&rsquo;est avec beaucoup de joie que nous lisons cette confession de Samou qui, apr\u00e8s avoir bu \u00e0 la source occidentale, en est arriv\u00e9 \u00e0 la conclusion qu&rsquo;il est vraiment un accultur\u00e9 : \u00ab\u00a0<strong><em>Notre drame, c&rsquo;est d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 l&rsquo;enjeu d&rsquo;une bataille, d&rsquo;avoir pris le chemin le plus facile. Nous n&rsquo;avons pas \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9s dans les valeurs de notre pays. On nous a \u00e9blouis et nous n&rsquo;avons pas pu r\u00e9sister. Les Europ\u00e9ens ont tout bris\u00e9 en nous; oui toutes les valeurs qui auraient pu faire de nous les continuateurs de nos p\u00e8res et les pionniers d&rsquo;une Afrique qui sans se renier, s&rsquo;assimilerait l&rsquo;enseignement europ\u00e9en. L&rsquo;\u00e9cole, avouons-le, nous a orient\u00e9s vers le monde europ\u00e9en. Le r\u00e9sultat a \u00e9t\u00e9 que nous avons voulu transport\u00e9 l&rsquo;Europe dans nos villages, dans nos familles. On e nous a rien dit sur notre monde, sinon qu&rsquo;il est arri\u00e9r\u00e9.<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb (P.156). L&rsquo;\u00e9cole \u00e9trang\u00e8re a comme sem\u00e9 du d\u00e9sordre dans les cultures africaines dont les tenants et les garants se disent pr\u00eats \u00e0 tout pour sauvegarder leur patrimoine culturel. Le choc est violent entre ces deux mondes, c&rsquo;est un drame que vivent les jeunes et les vieux, incapables de se comprendre mutuellement. Les premiers traitent les jeunes de d\u00e9racin\u00e9s, de perdus, ces derniers pensent que les anciens sont des arri\u00e9r\u00e9s, des gens non civilis\u00e9s, totalement englu\u00e9s dans les t\u00e9n\u00e8bres. Et quand a \u00e9clat\u00e9 cet orage, il r\u00e9pand la complainte suivante: \u00ab\u00a0Les vieux ont-ils tort d&rsquo;accepter que leurs enfants, filles et gar\u00e7ons, aillent tous \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole du Blanc?\u00a0\u00bb Y r\u00e9pond ce dilemme de La grande Royale : \u00ab\u00a0<strong>Je n\u2019aime pas l\u2019\u00e9cole \u00e9trang\u00e8re. Je la d\u00e9teste. Mon avis est qu\u2019il faut y envoyer nos enfants cependant<\/strong>\u00a0\u00bb. Et telle un proph\u00e8te de malheur, elle conclut\u00a0:\u00a0\u00ab<strong>L\u2019\u00e9cole o\u00f9 je pousse nos enfants tuera en eux ce qu&rsquo;aujourd\u2019hui\u00a0nous aimons et conservons avec soin, \u00e0 juste titre. Peut-\u00eatre notre souvenir mourra-t-il en eux. Quand ils nous reviendrons de l\u2019\u00e9cole, il y en est qui ne nous reconna\u00eetront\u00a0pas. Ce que je propose c\u2019est que nous acceptions de mourir en nos enfants et que les \u00e9trangers qui nous ont d\u00e9faits prennent en eux toute la place que nous aurons laiss\u00e9e libre\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Port\u00e9 de l\u2019\u0153uvre<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a0Sous l\u2019orage<\/strong>\u00a0demeure encore un livre d\u2019actualit\u00e9. Il suffit simplement de voir les th\u00e8mes abord\u00e9s pour s\u2019en convaincre\u00a0: la femme, le mariage, la tradition, la modernit\u00e9, le conflit de g\u00e9n\u00e9ration, le conflit de civilisation\u2026<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui encore, il y a des parents qui soumettent leurs enfants au mariage forc\u00e9. Aujourd&rsquo;hui encore, au nom du respect de la tradition, nombre de femmes se soumettent et subissent de plein fouet les affres de la polygamie. Aujourd&rsquo;hui encore, beaucoup d&rsquo;intellectuels africains diabolisent leur propre culture et ne veulent rien avoir de comme avec les anciens qu&rsquo;ils traitent de sorciers. La rupture et la continuit\u00e9 se combattent encore de nos jours, et les Birama et Kany des temps nouveaux essaient de secouer le joug oppressif des \u00ab\u00a0p\u00e8re Benfa\u00a0\u00bb qui n&rsquo;entendent pas d\u00e9mordre, ni c\u00e9der d&rsquo;un seul pouce. En m\u00eame temps, deux conceptions du r\u00f4le et de la place de la femme au sein de la soci\u00e9t\u00e9 africaine en mutation s\u2019affrontent, un choix entre deux types de soci\u00e9t\u00e9 s\u2019impose.\u00a0<strong>Les traditionalistes n\u2019entendent pas renoncer \u00e0 leurs privil\u00e8ges, \u00e0 un type de soci\u00e9t\u00e9 qui les avantage singuli\u00e8rement. Pour eux, la femme constitue un signe de richesse, un bien mat\u00e9riel dont l\u2019acquisition rehausse la stature sociale de l\u2019homme<\/strong>. Au sein de la soci\u00e9t\u00e9 traditionnelle, on ne lui reconnait que deux finalit\u00e9s\u00a0:\u00a0<strong>le service et la procr\u00e9ation<\/strong>.<\/p>\n<p>La probl\u00e9matique du r\u00f4le et la place de la femme dans la soci\u00e9t\u00e9 traverse d&rsquo;autres romans africains tels que\u00a0<strong>Doguicimi<\/strong>,\u00a0<strong>Tante Bella<\/strong>,\u00a0<strong>Le Mandat<\/strong>,\u00a0<strong>Xala<\/strong>\u2026 Le traitement cruel dont la femme se trouve souvent \u00eatre l\u2019objet proc\u00e8de d\u2019une relative d\u00e9shumanisation de celle qu&rsquo;on a appel\u00e9e \u00ab\u00a0<strong><em>le sexe faible<\/em><\/strong>\u00ab\u00a0. L&rsquo;\u00e9crivain s&rsquo;insurge contre cet \u00e9tat de chose. Et plaide pour une \u00e9mancipation \u00e9clair\u00e9e et \u00e9quilibr\u00e9e de la femme. Et telle Ramatoulaye e dans\u00a0<strong><em>Une si longue lettre de Mariama BA<\/em><\/strong>, Seydou BADIAN, \u00e0 travers le personnage remarquable de Kany, pense que le moment est venu pour que le monde reconnaisse enfin en la femme, un \u00eatre qui ne doit plus se taire, mais une pi\u00e8ce ma\u00eetresse indispensable pour la construction et la pr\u00e9servation de la soci\u00e9t\u00e9 africaine. Et on le voit aujour&rsquo;hui, se l\u00e8vent \u00e7a et l\u00e0 des femmes qui osent et d\u00e9fient la fatalit\u00e9 en se pr\u00e9sentant aux \u00e9lections pr\u00e9sidentielles. On peut citer la Pr\u00e9sidente du Lib\u00e9ria, Marie Elise GBEDO eu B\u00e9nin, et plein d&rsquo;autres femmes qui ont occup\u00e9 de hautes fonctions sur des \u00e9chiquiers jadis consid\u00e9r\u00e9s comme la chasse gard\u00e9e des m\u00e2les.<\/p>\n<p>En ce XXI\u00e8 si\u00e8cle o\u00f9 elles sont encore malheureusement nombreuses, ces femmes qui subissent encore le poids de la tradition, \u00e0 qui on impose de mari ou on refuse la scolarit\u00e9, il est temps pour que l\u2019Afrique s\u2019ouvre intensifie la lutte pour que la femme continue d&rsquo;\u00eatre plus visible et entreprenante dans les ar\u00e8nes politiques o\u00f9 sont vot\u00e9es et d\u00e9cid\u00e9es les lois qui engagent l&rsquo;avenir des nations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>En guise de cconclusion<\/strong><\/p>\n<p>Seydou BADIAN a laiss\u00e9 une \u0153uvre remarquable et m\u00e9morable. Il a eu le m\u00e9rite de sortir de r\u00e9v\u00e9ler l&rsquo;Afrique sous un autre angle diff\u00e9rent de celui des luttes et des revendications o\u00f9 se sont affirm\u00e9s plusieurs auteurs africains. En choisissant de parler de l&rsquo;amour dans un contexte de mariage forc\u00e9 et de conflit de g\u00e9n\u00e9rations, il a r\u00e9ussi \u00e0 faire comprendre que la plus grande libert\u00e9 \u00e0 conqu\u00e9rir est celle culturelle et le pouvoir de pouvoir d\u00e9cider soi-m\u00eame. Les conflits de g\u00e9n\u00e9rations, de cultures et de civilisations subsistent toujours et demeurent une impasse. Mais Olympe Bh\u00ealy-Quenum semble trouver la solution avec le personnage Jean Marc Tingo de son roman\u00a0<strong><em>L\u2019initi\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>Kouassi Claude OBOE<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bonjour chers amis, \u00ab\u00a0Biscottes Litt\u00e9raires\u00a0\u00bb est ravie de vous savoir int\u00e9ress\u00e9s par ses productions. vos remarques et suggestions nous font beaucoup de bien et nous sommes heureux de vous savoir de plus en plus n\u00f4tres. Comme nous vous l&rsquo;avons promis, chaque semaine, nous pr\u00e9senterons, dans la rubrique \u00ab\u00a0Autour d&rsquo;une \u0153uvre\u00a0\u00bb un livre. Vous avez remarqu\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[10],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v19.0 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN - Biscottes Litt\u00e9raires<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN - Biscottes Litt\u00e9raires\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Bonjour chers amis, \u00ab\u00a0Biscottes Litt\u00e9raires\u00a0\u00bb est ravie de vous savoir int\u00e9ress\u00e9s par ses productions. vos remarques et suggestions nous font beaucoup de bien et nous sommes heureux de vous savoir de plus en plus n\u00f4tres. Comme nous vous l&rsquo;avons promis, chaque semaine, nous pr\u00e9senterons, dans la rubrique \u00ab\u00a0Autour d&rsquo;une \u0153uvre\u00a0\u00bb un livre. Vous avez remarqu\u00e9 [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Biscottes Litt\u00e9raires\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/facebook.com\/biscotteslitterairesbenin\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2017-08-21T15:12:52+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5.jpg\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"biscotteslitteraires\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"20 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization\",\"name\":\"Biscottes Litt\u00e9raires\",\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/\",\"sameAs\":[\"https:\/\/facebook.com\/biscotteslitterairesbenin\"],\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/logo\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/cropped-LOGO-BL-e1630101307137.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/cropped-LOGO-BL-e1630101307137.jpg\",\"width\":960,\"height\":960,\"caption\":\"Biscottes Litt\u00e9raires\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/logo\/image\/\"}},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#website\",\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/\",\"name\":\"Biscottes Litt\u00e9raires\",\"description\":\"Ici nous voyagerons dans les lignes, explorerons les interlignes.\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":\"required name=search_term_string\"}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#primaryimage\",\"url\":\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5.jpg\",\"contentUrl\":\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5.jpg\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#webpage\",\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/\",\"name\":\"Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN - Biscottes Litt\u00e9raires\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#primaryimage\"},\"datePublished\":\"2017-08-21T15:12:52+00:00\",\"dateModified\":\"2017-08-21T15:12:52+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN\"}]},{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#webpage\"},\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/a7786cb98c76c568669b36d299731946\"},\"headline\":\"Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN\",\"datePublished\":\"2017-08-21T15:12:52+00:00\",\"dateModified\":\"2017-08-21T15:12:52+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#webpage\"},\"wordCount\":4089,\"commentCount\":3,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5.jpg\",\"articleSection\":[\"lupourvous\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/a7786cb98c76c568669b36d299731946\",\"name\":\"biscotteslitteraires\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94320ea752b93453cb48b1b2d71ada12?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94320ea752b93453cb48b1b2d71ada12?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"biscotteslitteraires\"},\"url\":\"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/author\/admin\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN - Biscottes Litt\u00e9raires","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN - Biscottes Litt\u00e9raires","og_description":"Bonjour chers amis, \u00ab\u00a0Biscottes Litt\u00e9raires\u00a0\u00bb est ravie de vous savoir int\u00e9ress\u00e9s par ses productions. vos remarques et suggestions nous font beaucoup de bien et nous sommes heureux de vous savoir de plus en plus n\u00f4tres. Comme nous vous l&rsquo;avons promis, chaque semaine, nous pr\u00e9senterons, dans la rubrique \u00ab\u00a0Autour d&rsquo;une \u0153uvre\u00a0\u00bb un livre. Vous avez remarqu\u00e9 [&hellip;]","og_url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/","og_site_name":"Biscottes Litt\u00e9raires","article_publisher":"https:\/\/facebook.com\/biscotteslitterairesbenin","article_published_time":"2017-08-21T15:12:52+00:00","og_image":[{"url":"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5.jpg"}],"twitter_card":"summary","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"biscotteslitteraires","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"20 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization","name":"Biscottes Litt\u00e9raires","url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/","sameAs":["https:\/\/facebook.com\/biscotteslitterairesbenin"],"logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/cropped-LOGO-BL-e1630101307137.jpg","contentUrl":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/cropped-LOGO-BL-e1630101307137.jpg","width":960,"height":960,"caption":"Biscottes Litt\u00e9raires"},"image":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#website","url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/","name":"Biscottes Litt\u00e9raires","description":"Ici nous voyagerons dans les lignes, explorerons les interlignes.","publisher":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/?s={search_term_string}"},"query-input":"required name=search_term_string"}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#primaryimage","url":"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5.jpg","contentUrl":"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5.jpg"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#webpage","url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/","name":"Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN - Biscottes Litt\u00e9raires","isPartOf":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#primaryimage"},"datePublished":"2017-08-21T15:12:52+00:00","dateModified":"2017-08-21T15:12:52+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN"}]},{"@type":"Article","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#webpage"},"author":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/a7786cb98c76c568669b36d299731946"},"headline":"Sous l\u2019orage, Seydou BADIAN","datePublished":"2017-08-21T15:12:52+00:00","dateModified":"2017-08-21T15:12:52+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#webpage"},"wordCount":4089,"commentCount":3,"publisher":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"http:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/badian-5.jpg","articleSection":["lupourvous"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/lorage-seydou-badian-2\/#respond"]}]},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/a7786cb98c76c568669b36d299731946","name":"biscotteslitteraires","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94320ea752b93453cb48b1b2d71ada12?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/94320ea752b93453cb48b1b2d71ada12?s=96&d=mm&r=g","caption":"biscotteslitteraires"},"url":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/author\/admin\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/680"}],"collection":[{"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=680"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/680\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":687,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/680\/revisions\/687"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=680"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=680"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/biscotteslitteraires.com\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=680"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}